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du Sud Massif Central

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la Bastide
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L'histoire des
causses & Cévennes |
1000 ans avant J.C.: les Celtes occupent la région: Les Ruthènes à l'ouest, les
Gabales au nord, les Volques Are comiques au sud, les Helviens au sud-est et les Vellaves
au nord-est. Pour vous
situer
Au 2ème et 3ème
siècle av.JC, les Romains prennent possession de la région
° Les gabales(habitants des montagnes),en Gévaudan, avec pour capitale Anderitum (
devenue Javols) et
° Les Ruthénes (ce qui a donné Rouergue- peuples venu du delta du Danube)
se sont liés avec Vercingétorix, tandis que
° Les Vellaves (ce qui a donné Velay et le rocher du
Puy avec la statue du Mont Anic- de" Anicium"-) donnent plus tard leur nom à la
province Velloise avec Vienne et Lyon
° Les Helviens- qui ont donné le nom au Vivarais
° Les Volques Are comiques qui ont fondé Nîmes
se sont alliés avec les Romains
En 52 av. J.C.: César traverse en hiver les Cévennes pour attaquer les Arvernes.
Après la conquête totale de la
Gaulle, les Romains s'installent jusqu'au 5ème siècle et decide la formation des provinces : l'Aquitaine (première
capitale : Bourges) et le Narbonnaise (capitale Narbonne). La frontière naturelle est le
Causse Méjean, ce qui explique les langues régionales actuels.
En 77 ap. J.C.: Pline l'Ancien déclare
dans son histoire naturelle que le fromage le plus estimé à Rome est celui venant du
Mont Lozère.
A partir du 3ème siècle :
fondation des diocèses de la région. La christianisation venait du sud, (de Nîmes :St.
Baudille) et du nord avec l'évêque St. Privat. Celui-ci vint à Mende après la
destruction de Javols par les Vandales (peuples Francs).
Au 4ème siècle: Les Wisigoths
installent des prêtres Ariens (hérétiques).
A partir du 5ème siècle,
Francs et Wisigoths se disputent le Sud, alors que les Huns venus du coeur de l'Asie
repoussent les autres peuples. Les Francs se présentent tels des barbares païens et
violents alors que les Wisigoths sont des chrétiens ariens ( ils refusent d'admettre que
Jésus est divin ; Dieu a adopté un homme pour être son fils).
Les Wisigoths ont gardé les structures Romains en place, se servant de la monnaie, de
l'écriture, de l'architecture et d'autres acquis romains.
En 564, le poète Sidoine Apollinaire décrit son voyage à travers les hautes
Cévennes, en particulier à Trevidon (Saint-Laurent-deTrèves, un endroit
remarquable sur lequel il écrira une page entière), où à l'époque résidait
Férréolus, l'ancien préfet du prétoire des Gaules.
A partir de 7ème siècle
jusqu'au 10ème, ce sont les incursions musulmanes. Les Sarrasins remontent
d'Espagne et conquièrent le pays, depuis leur base à Nîmes jusqu'à la Vallée
Française (une journée de cheval), enclave Franque parmi les Wisigoths. L'explication
probable de "Franque" (Vallée Franque- Vallée Française) viendrait de la
résistance aux Sarrasins.
De 720 à 750, les Sarrasins se sont
installés dans les Cévennes, jusqu'au Tarn, se repliant toujours sur leur
base à Nîmes.
Au début du 9ème siècle, les Cévennes sont durablement intégrées aux possessions
franques.
En 843, au traité de Verdun, la partie vivaroise des Cévennes échappe à la France pour
cinq siècles.
Dès 929, la seigneurie des barons d'Anduze est attestée.
A partir de 975, les évêques cévenols participent activement à l'institution de
la "paix de Dieu".
Au 11ème siècle,
début de l'expansion des grands ordres religieux en Cévennes. La région est colonisée
par les moines, les grandes abbayes du Languedoc et de l'Ardèche étant surpeuplées. En
raison des problèmes de ravitaillement et de logement, les monastères se
décentralisent donc, aidés par les seigneurs qui leur donnent propriétés, terres et
troupeaux en échange de produits, de travaux et de monnaie.
Des initiatives ont lieu partout : construction de
terrasses, maisons, aménagement des terrains, cultures et châtaigneraies.
Ainsi s'installent les premiers agriculteurs du pays qui organisent l'aménagement
l'espace.
En 1020, l'Abbaye de St. Guilhem le
Désert abrite 450 moines avec plus de 4000 moutons à transhumer, d'ou vient la
demande de terres dans l'Aigoual et l'Aubrac.
Presque tous les villages commençant par "Saint" étaient des villages
monastiques; la plupart des hameaux doit son premier mise en forme à cette époque, comme
prieurés d'un petit nombre de moines.
Courant 12ème siècle:
Les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem fondent la Commanderie de Gap francès sur le
Mont Lozère.
1200: Alès est la première ville
cévenole à recevoir une charte accordant le consulat.
1229: La création de la sénéchaussée de Beaucaire permet au pouvoir royal de prendre
pied en basses Cévennes.
1233: Installation d'un Bayle royal à Saint-Etienne-Vallée-Française.
1287: L'évêque de Viviers, jusqu'alors feudataire de l'Empereur, se déclare vassal du
roi de France.
Les chefs spirituels des évêchés, qui dépendent des archidiocèses, menés par un
archevêque, finissent par acquérir des pouvoirs temporels. L'évêque de Mende devient
donc Comte du Gévaudan (à peu près l'actuelle Lozère).
1295: Anduze devient le siège d'une viguerie royale.
1307: Le roi de France Philippe le Bel et l'évêque du Gévaudan Guillaume Durand
conviennent entre eux d'un partage (paréage) des fiefs.
Les documents qui énumèrent les fiefs ( feuda gabalorum) montrent que l'habitat cévenol
actuel était déjà entièrement en place au début du 14ème siècle.
1308: L'évêque de Viviers doit se soumettre au roi de France.
1317: fin des Cathares, classés comme hérétiques et chassés en tant que tels.
1340. La première Peste noire
bubonique atteint un tiers de l'Europe.
1348: La Peste Noire arrive dans les Cévennes
1362-1363: Les Grandes Compagnies ravagent les Cévennes, s'emparent de la Garde-Guérin et brûlent Florac.
1362:
Guillaume de Grimoard, né à Grizac dans le Bougés (commune actuelle du
Pont-de-Montvert), l'ancien abbé de Saint-Victor, est élu pape sous le nom d'Urbain V.
1415-1435: Les
Cévennes sont ravagées par les querelles entre Armagnacs et Bourguignons, puis par les
routiers de Rodrigues Villandrando établis dans la région de Génolhac.
1465 l'année ou le vieux village Saint Germain de Calberte, au pied du château de
St. Pierre, a été détruit ou abandonné pour raisons inconnus, une des rumeurs sans
preuve évoque la peste comme cause.
l'arbre d'or (le mûrier) sort de l'obscurité.
16ème siècle: Les
notables vivent des redevances seigneuriales, d'activités marchandes et exploitation de
la terre. Les biens sont mal partagé: 23 % des gens possèdent 73,2% de la terre (Barre
des Cévennes), 77% ont moins que 2 ha ou rien du tout.
1533: La présence "d'hérétiques" est signalée à Alais et dans le Gévaudan.
1547: Un cordelier, Nicolas Ramondy, prêche à Anduze un
carême hétérodoxe.
1550 Diane de Poitiers (absentheïste) représente 'la baronnie de Florac' aux 'Etats du
Gévaudan'; contrairement au haut Gévaudan la noblesse est absent en Cévennes.
1560: Les principales églises réformées cévenoles sont dressées; tenue aux Aigladines
d'un premier synode clandestin.
1561: Tempête du brisement des images.
1562: Débuts des guerres de religion; les armées protestantes cévenoles
organisées dans 'la Cause' assiègent Mende.
1573: Réunion à Anduze d'assemblées destinées à préparer les ' Provinces Unies du
Midi'.
1598: Henri IV accorde l'Edit de Nantes qui permet au protestants de refaire un culte
(dans certains conditions) et d'accéder à toutes les fonctions et metiers..
1599: Le progrès de la sériciculture demande la plantation des mûriers en grand nombre.
Les Cévenols et Caussenards, éloignés des grands axes de commerce s'occupent encore
surtout de leur terre, châtaigneraies et bétail et le reste du temps à des manufactures
de cadis et serges à la maison; des petites étoffes de laine qui malgré le maigre
profit font une grande industrie. Seulement un dixième de la laine travaillé vient du
Pays, le reste est importé. Les tissus partent en Suisse, Allemagne, Italie et Malte.
Dans le coeur du pays la laine reste encore bien plus importante que la soie.
1600: L'installation des Jésuites à Aubenas marque les débuts des efforts de la
reconquête catholique.
1612: Création de la province synodale des Cévennes.
1624: Rohan constitue sa "milice des Cévennes".
1627: L'épisode le plus célèbre de la lutte contre la Cause, entrepris par Louis XIII
et surtout son ministre Richelieu représenté sur place par Rohan (guerre de Rohan
1620-1630) avec les troupes royales (les dragons noirs) en Cévenne qui se termine
après un siège de 13 mois par la paix d'Alais en 1629.
1653: La tentative de suppression du culte réformé à Vals suscite une grande émotion
dans tout le Midi.
vers 1660: Ouverture des filatures et manufactures de la soie à Anduze, Alès, Ganges et
vers l'est.
Loin des marchés de la plaine, la laine progresse toujours; certain agriculteurs
deviennent cardeurs et tisserands professionnels.
1683: Les protestants de Saint-Hippolyte-du-Fort célèbrent leur culte sur l'emplacement
du temple détruit: c'est la première forme de résistance ouverte des réformés
français à la politique de Louis XIV.
Octobre 1685: Révocation de l'Edit de Nantes. Quelques semaines après, premières
assemblées clandestines.
L'apogée de la civilisation cévenol grâce à une grande prospérité économique
coïncide avec la période de grandes souffrances et de persecutions des protestants.
1687: Création du Diocèse d'Alais pour mieux encadrer " les nouveaux
convertis" cévenols.
1696 D'autres corps de métiers (absents aux manuscrits retrouvés de 1606)sont crées:
boulangers, maçons et sabotiers. Signe d'une économie qui dépasse l'autarcie des lieux
fermés.
Dans cette époque aussi le coeur des Cévennes s'intègre à l'économie marchande et
entretient des relations permanentes avec la plaine, la vallée du Rhône et la
Méditerranée.
D'ou la multiplication des foires en Lozère dont la plus célèbre est celle de Barre des Cévennes.
24 juillet 1702: Assassinat de l'Abbé du Chaila qui marque le début de la guerre des
Camisards.
Automne 1703: Brûlement des hautes Cévennes.
1709, hiver rude, très grosse famine dans le Nord de la Lozère. Dans le Sud, la
châtaigne nourrit tout le monde.
La deuxième "Peste de Marseille" (venue par les bateaux). Entre 1722 et
1724, 30 milles personnes meurent sur le Gévaudan et à Marseille plus que la
moitié de la population.
1735: Début de la bonneterie de coton languedocienne à Aubenas.
1750: Pour étendre la sériciculture le pouvoir royal encourage la plantation de mûriers
avec une prime.
1757 Les Etats de Languedoc font former des pépinières et des inspecteurs de soie pour
la distribution des graines, le controle de la qualité et pour des conseils.
1783: La révolte des masques trouble la Cévenne vivaroise autour des Vans
1787: L'Edit de tolérance accorde l'Etat civil aux protestants.
1788 La récolte la plus importante est celle des feuilles de mûrier, jusqu'au milieu du
19ème siècle.
Août 1790: Premier camp de Jalès.
Automne 1791, Printemps 1792: incendie de châteaux.
Juin 1792: au cours du troisième camp de Jalès, le comte de Saillens est tué.
1793 à 1815 Les guerres d'Empire. Perte de beaucoup d'hommes ici, en Espagne et en
Italie.
1816: Premières manifestations du Réveil.
1820 L'enrichissement de la bourgeoisie stimule un vaste marché aux soieries.
1825: Création de la Compagnie des mines, forges et fonderies d'Alais.
1833: Paulin Talabot réunit en une seule compagnie toutes les concessions minières de La
Grand-Combe.
1840 - 1845 La maladie de la pébrine atteint le vers à soie.
1845: Achèvement de la ligne La Grand-Combe - Beaucaire.
1846 - 1896 la population du bassin houiller triple
1850 La pébrine, maladie épidémique ravage les magnaneries,
cette maladie attaque les vers à soie à leur dernière mue. Une des causes d' une grave
crise; La grande prospérité de la sériciculture prend fin.
1851: Les Communes protestantes cévenoles fournissent de nombreux opposants au coup
d'Etat du 2 décembre.
1864 L'invention du métier à tisser les bas (en soie).
1865: Louis Pasteur vient à Alès pour étudier la maladie du vers à soie.
entre 1856 et 1914 la Cévenne Lozérienne perd 39 % de sa population ( 2 crises de vers
à soi, la maladie d'encre ravage les châtaignes et le phylloxéra s'attaque au vignes
des basses Cévennes, qui vient de se lancer dans la viticulture pour les mineurs de
la Grand Combe pour compenser les pertes de la soie.
L'émigration commence aussi vers les
mines, elle touche inégalement les professions: p.ex. St. Germain de Calberte perd 38 %
de ses habitants mais perd 55% de ses agriculteurs.
entre 1861 et 1911 L'activité minières de la Grand Combe fait augmenter la population de
7.700 à 11.500. A Alès arrivent dans cette époque 8000 habitants de plus.
Les compagnies minières dominent toute la vie: logements, alimentation, vêtements, soins
médicaux, écoles, églises, temples. Pourtant elles se méfient des protestants
cévenoles qui ont fait preuve d'une grande résistance et préfèrent faire appel
aux Ardéchois et hauts Lozériens ou encore plus loin.
1868: forestier Georges Fabre entreprend le reboisement du massif de l'Aigoual
(-1875).
Louis Pasteur découvre les origines de la
pébrine et trouve les moyens de la combattre.
1870 La maladie de l'encre apparaît: moisissure sur les racines des châtaigniers qui
provoque une exsudation noire, bleuâtre, "l'encre" et la mort de la cime de
l'arbre.
Plantation d'un grand nombre de pins maritime et pins sylvestre dans les basses Cévennes
pour substituer les châtaigneraies ravagées par la maladie de l'encre.
Les châtaigniers sont en partie remplacés par des labours, des céréales et des vignes.
A Sumène on fabrique des tonneaux en châtaignier.
Première investigation de la
littérature orale languedocienne par Achille Montel et Louis Lambert
1873 Le tunnel du Marquairès au dessus
de St. André de Valborgne permet de joindre la vallée du Gardon et celle du Tarnon.
1874 Réalisation de chemin de fer du Vigan à Lunel par St. Hyppolite Dufort
1878: Robert Louis Stevenson traverse les
Cévennes avec son âne Modestine,' à St. Germain de Calberte il remarque la
maladie des vignes.
1880 l'industrie de la soie est menacée par des soies orientales beaucoup moins chères
- tandis que dans le bassin houiller le travail et la population triplent :la compagnie
des Mines de la Grand Combe a 5 mille ouvriers, Alès/Grand Combe/ Bessèges: 3 mille
métalurgistes, 13 mille mineu
La voie ferré dessert les hautes vallées. Nîmes - Paris
La concurrence de soies orientales moins chères
ménace la sériciculture déjà faible.
1881-1882: Premières grèves importantes dans le bassin minier.
A partir de 1883, Malafosse, puis Martel font découvrir les curiosités touristiques des
Cévennes.
1890, 1891, 1900, 1907 Les fortes pluies d'automne donnent aux crues des torrents et
ruisseaux un caractère catastrophique: les Gardonnades (les Gardons de: Collèt de Déze,
Saint Frézal, Saint Germain de Calberte, Saint Martin de Lansuscle, Sainte Croix de V.F.,
St. Jean, Alès, Mialet et Anduze.)
A partir de 1890 la crise du bassin houiller et l'effondrement de la métallurgie gardoise
s'installent. Les grèves syndicalistes éclatent: 1892, 1896, 1897, 1902, 1906
1891 prime pour le relancement des vers à soie
1894: Fondation du Club Cévenol par Paul Arnal, pasteur à Florac. Le Club associe
dans ses statuts les Causses et les Cévennes, deux régions pas très amies
jusqu'alors.
Le nombre des naissances augmente mais
malheureusement beaucoup d'enfants meurent en bas âge.
1906: Les inventaires d'églises suscitent des résistances en Cévennes catholiques.
- Le guide JOANNE (ancêtre des guides bleus) mentionne pour la premier fois les
Cévennes.
- Chemin de fer d'Anduze à St. Jean du Gard
- 1907-1916 chemin de fer de Florac à Sainte Cécile d'Andorge
1911: Fondation du Musée du Désert.
1 août 1914 la guerre commence le déclin des villages plein de vie débute avec le
départ au front.
Dans le canton de St. Germain 22% des soldats trouvent la mort. A partir de 1914 Les
femmes (temporairement) privées des hommes assurent les travaux agricoles. Dans les
milieu protestants ceci était déjà partiellement la coutume.
Entre 1911 et 1921 une grande emigration se manifeste pour trouver des emplois ailleurs :
20 % des hommes et 25 % des femmes entre 20 et 40 ans partent.
1925: Avec "Roux le bandit", son premier roman, André Chamson inaugure la
littérature cévenole moderne
.
1943-1944: Formation des maquis cévenols.( janv à Aire de côte, juillet à St. Germain
et dans la région de Mandagout). Beaucoup des Juifs trouvent refuge dans les Cévennes.
1958 Les dégâts de la Gardonnade font décider aux pouvoirs publics la construction de
barrages à St. Cécile d'Andorge et aux Camboux.
Le grand pont roman à 6 arches à St. Jean du Gard est pour une grande partie emportée.
1959: La création de la Coopérative
laitière de Pelardon des Cévennes en Vallée Française marque la volonté
d'agriculteurs cévenols de rester au pays en s'adaptant.
1959: En raison de la mévente, toutes les exploitations souterraines de charbon demi-gras
et quart de gras sont arrêtées dans le bassin houiller cévenol.
1965: Fermeture de la dernière filature de soie cévenole; création à Alès de la
nouvelle zone industrielle de Clavières-Groupillac.
1970: Création du Parc national des Cévennes.
1975: Relance de l'élevage du vers à soie à partir du mûrier japonais dans les
Cévennes méridionales.
1993 "Terres en fêtes" est crée, festivités pour valoriser la profession de
berger autour du patrimoine cévenol.
Le
remarquable Urbain V est né Guillaume de Grimoard
Natif de Grisac, il va suivre des études de droit à
Montpellier.
Au 14ème siècle,
être bon en droit assurait du succès.
Guillaume de Grimald prend l'habit à l'ordre de Saint Benoît à Saint Sauveur de Chirac,
car le prieur était son oncle.
Il a reçu la prêtrise à Saint Victor de Marseille.
Il enseigne à Montpellier, Toulouse et Paris.
Puis comme abbé
de Saint-Germain-d'Auxerre, très bon légat du pape, on l'envoyait récupérer les terres
pontificales que les tyrans de Milan avaient détournées auprès de Jeanne de Sicile.
En 1361 l'abbé de Saint Victor à Marseille est en
pleine guerre de 100 ans.
Partout où il passe, il reconstruit, restaure.
Visitant le Mont Cassin, il reçoit le
message de revenir en hâte à Marseille puis Avignon où il est élu pape et là il
refuse d'abord la responsabilité: "Qui ne sommes que
cendres et poussières"
Miracle suite à la nonciature, une
rosée d'une blancheur éclatante s'est répandue sur toute la ville, on la mange, on la
vénère, comme sa
mère, elle aussi était vénérée comme une sainte.
Pendant la guerre de 100 ans, les fils de la couronne
d'Angleterre se disputaient la couronne de France, ils étaient constitués de toutes
nationalités, ces grandes compagnies arrivèrent et trouvèrent une France opulente.
Urbain V a envoyé les grandes compagnies hors de
France, comme par exemple en Castille. Il fera aussi un projet de croisade contre les
turcs et envoie beaucoup de missions en Bosnie, en Lituanie, en Bulgarie et en Chine.
Il reprendra l'Alexandrie aux Turcs.
Si Urbain V, grand régisseur de bon ordre avait été
succédé dans le même esprit, il n'y aurait pas eu de réforme.
Urbain V est fondateur de l'université de Hongrie.
En 1369, il ramènera le saint siège à Rome après
avoir dû argumenter avec Charles V qui défendait Avignon.
D'autre part, à Rome c'était la misère et les
archevêques avaient peur de souffrir.
Il part enfin grâce à une volonté surhumaine, il est
accueilli par une Rome en liesse.
Il restaure les universités : de droit et médecine à
Montpellier. Il entretient, héberge et nourrit plus de 1 000 étudiants et fournit
les livres et les meilleurs professeurs.
Il fondera le collège des 12 médecins (originaires du
Gévaudan).
A Toulouse, il sauve l'université de musique et
ramène les restes de Saint Thomas d'Aquin.
Il accueille toutes sortes de jeunes, de tous les
milieux et fait sélectionner les meilleurs. On a la preuve de la façon dont il
entretenait les élèves (bonne nourriture en pleine guerre).
Il fonde le collège Saint Benoît à Montpellier dont
l'église devient la cathédrale. il dote la cathédrale, de nombreuses oeuvres d'art.
De 1363 à 1365, il reconstruit Saint Victor de
Marseille où il fera de gros travaux.
A Avignon, il
agrandit le palais des Papes. Autour de Rome il plantera la vigne.
Il fera aussi beaucoup de jardins
(grande mode du 14ème siècle, jardins d'eau). Il est souvent représenté, il s'occupe
beaucoup de fortifications à Florac, à Mende etc.
Il dote Quézac ainsi que Bédouès d'une
collégiale , Ispagnac d'une église et d'une bibliothèque.
Il meurt dans son habit de bénédictin
allongé au sol. Il est d'abord enterré à Saint Victor de Marseille, puis ramené dans
la crypte de la cathédrale de Mende.
Armoiries identiques à Quézac.
* Pour les intéressés : dans le numéro
100 du "Lien des Chercheurs Cévenols" Jean-Bernard Elzière a publié un
article sur le testament du neveu de Guillaume Grimoard.
l'Histoire de l'Agriculture |
L'agriculture comme l'architecture se
développe dans le Moyen Age.
Vers la fin du XIIIème siècle on voit la culture de : blé, seigle, orge en
plaine, avoine, mil, millet-très cultivé et riz.
Légumes : Navet, Choux, Poireaux, Fève,
Plantes tinctoriales: Garance, Pastel, Gaude.
Arbres : olivier, amandier, noyer pour l'huile, le châtaignier en montagne, mûrier
quand la soie apparaît.
De nombreux arbres fruitiers ont été ramenés des croisades.
Ils sont en général peu nombreux dans les rares vergers. Le prunier et le pêcher sont
les plus communs. En Toulousain les vignes sont complantées d'oliviers et de pêchers.
Autres arbres fruitiers: pommier, poirier, cerisier, figuier, abricotier.
XVIème siècle Timide développement du vignoble.
Vendanges précoces au début septembre.
Mauvaise conservation du vin.
Introduction du sarrazin.
En Toulousain la culture du pastel a son apogée dans la première moitié du siècle.
Le maïs apparaît vers 1600, ensuite la tomate.
Plantation massive d'oliviers, de noyers et d'amandiers
pour l'huile.
La châtaigne est très consommée. Plantation de mûriers en relation avec l'essor de la
sériciculture.
XVIIème siècle Progression du vignoble. Vendanges tardives en octobre. Meilleure
conservation du vin et exportation possible. Multiplication des distilleries. Décadence
du blé en Bas-Languedoc. Les blés toulousains parviennent sur le marché de Narbonne et
Marseille par le canal du Midi.
L'indigo importé remplace le pastel.
Distillation des plantes aromatiques, thym, aspic, romarin.
Adaptation des salades, artichauts, choux-fleurs, persil, melons, aubergines, piments,
haricots.
Concombres, citrouilles.
Décadence de l'olivier en Bas-Languedoc dans la seconde moitié du siècle.
XVIIIème siècle Essor de la viticulture. En Toulousain le pastel est abandonné.
Tentative d'introduction du coton. Diminution progressive du seigle et du melteil au
profit de diverses sortes de blés. Création de sociétés d'agriculture.
Pomme de terre implantée vers la fin du siècle. Rave. Extension des prairies
artificielles.
XIXème siècle Monoculture de la vigne en plaine. L'usage du soufre pour
l'entretien des tonneaux assure la conservation du vin.
L'alcool de vin après la crise de l'oïdium en 1850.
Crise phylloxérique en 1863.
Recul du seigle et du melteil.
Introduction du machinisme agricole.
Introduction de la betterave sucrière.
Des oléagineux comme le colza, le tournesol, l'arachide sont implantés en vain dans le
Toulousain.
Essai manqué de réintroduction du pastel.
Diminution des cultures de plantes textiles: lin, chanvre.
Développement des cultures maraîchères aux abords de Toulouse.
Effondrement de la culture de la garance dans le Gard.
Arrachage des oliviers.
Declin de la sériciculture.
XXème siècle La polyculture traditionnelle est abandonnée par les cultivateurs
qui pour la plupart sont obligés de se spécialiser. Elle est encore pratiquée par des
exploitants âgées et quelque neo-agriculteurs pour garder le maximum d'autarcie.
Arrachage des mûriers et plantation de vignes. Vente
du vin vers la Grand - Combe ou les mines offre beaucoup d'emploie et soif.
Arrachage des vignes par manque d'appellation
contrôlée, beaucoup des agriculteurs abandonnent leur terres, d'autres se lancent
dans la maraîchage.
Avec la concurrence des marchés extérieures, les
profits sont maigres.
Certains abandonnent l'agriculture, d'autres vont faire d'élevage et de la
charcuterie.(En 1954 27,3 % de la population est agriculteur. En 1975 seulement 11,6
%.)
Pour améliorer les résultats économiques, beaucoup des bancels inaccessibles aux
machines sont laissés à l'abandon. (En 1955 262 ha sont gérée utile, en 1970 seulement
151 ha.)
L'oignon doux est en progression.
Moyen Age: L'élevage principal demeure celui
de la chèvre et du porc, parfois ils constituent de grandes troupeaux communaux.
De nombreux ânes et mulets pour le transport.
Les boeufs sont utilisés pour les labours.
Pigeons. Oies et poulets en petit nombre.
XVIIème siècle: les chèvres
constituent de grands troupeaux
XIXème siècle:Les boeufs et les vaches demeurent avec mulets et ânes,
les animaux de travail.
L'élevage ovin en augmentation au début du siècle, enregistre une forte baisse à la
fin.
Régression générale de l'élevage
Lien
vers: l'agriculture en Lozère d'après France Pittoresque un document de
1835
XXème siècle
 |
ELEVAGE CAPRIN
L'habitude de chaque famille d'avoir un ou plusieurs chèvres pour sa propre consommation
se n'est toujours pas complètement perdue.
La vente du lait et des chevreaux est seulement commencé après la deuxième guerre
mondiale. |
Dans les années 70 beaucoup de jeunes
ont commencé par cet élevage dans le mouvement "retour à terre".
Les éleveurs décident en 1959 de créer la coopérative laitière avec la première
station française de testage des chèvres. La fusion avec l'INRA a donné naissance à la
coopérative d'élevage caprin et de Pélardon des
Cévennes à Moissac.
La chèvre préféré est la chèvre des Alpes.
Soit les producteurs transforment le lait à la ferme, soit ils livrent leur lait à la
coopérative qui fait le ramassage tous les deux jours.
ELEVAGE OVINS
Les éleveurs d'ovins qui travaillent pour le marché ont renoncé à commercialiser la
laine et le lait, sauf ceux qui livrent leur lait pour la production du Roquefort et
d'autres fromages régionaux.
La tonte des moutons coûte aussi chère que la laine rapporte.
La plupart des agriculteurs se concentre sur la production des agneaux de boucherie.
Les brebis sont des races rustiques susceptibles de supporter les rigoureux hivers
cévenols: Blanche du Massif Central, Préalpes, Lacaune et Caussenarde.
Le pâturage fournit l'alimentation principale
avec des apports de foin en hiver et farine de céréales au moment des agnelages. Le
transhumance ne se fait plus sauf par le PNC qui a voulu réintroduire ce coutume
traditionnel.
ELEVAGE DES PORCS
Après tout les misères que l'agriculture a du subir, la
maladie des vers à soies, des châtaigniers et des vignes, les agriculteurs qui ont
encore vécu de maréchage se sont pour la plupart spécialiser en élevage porcin,
boucherie et charcuterie, parfois combiné avec d'autres produits de la ferme.
La tradition chez des familles cévenoles d'engraisser et tuer 1 ou plusieurs
cochons est encore bien vivant.
Ceci avec l'aide et un repas festive avec les voisins ou copins
ELEVAGE BOVINS
Cette élevage destiné à la vente de la viande se fait surtout sur le haut pays
riche en herbages, dans le Bougès, sur le Mt Lozère et dans l'Aubrac. (1 bovin pâture 4
ha.)
races: les Croisées de Charolais et d'Aubrac

ELEVAGE AUTRE : à petite échelle on voit aussi d'autres élevages: volaille, lapins,
escargots, lamas, autruches, truites, chiens chevaux, ânes
AUTRES PRODUITS
miels, châtaignes et autres fruits, confitures, fleurs, légumes, champignons, location
d'ane etc.
Pour compléter leur revenu, beaucoup d'agriculteurs font aussi d'autres travaux comme
débroussaillage, ramassages scolaire, artisanat, commerces, du bois, des piquets,
table et ou chambre d'hôte, élagage, location d'un gîte, etc. |
Les paysans-artisans se sont réunis
dans la coopérative des artisans et paysans depuis 1958 qui se préoccupe de
commercialiser les objets fabriqués:
ébéniste: frêne, le châtaignier, l'ormeau le chêne et le pin
pailler des chaises: l'osier, le jonc.
Travail de cuir, de fer, des bijoux et l'argile: exposition et vente dans la maison de la
Lozère à Mende, Montpellier et Paris.
Autres faits sur l'histoire agricole autour de 1835 cliquez ici
chercheurs cévenols www.cevenols.com/sommaires7480.htm
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