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WALKYRIE
USA, 2009, 1h50
Un film de Bryan Singer
Avec Carice van Houten, Bill Nighy, Kenneth Branagh, Tom
Wilkinson, Tom Cruise...
Film historique Suspense
Version française
S'il a toujours été un fidèle
serviteur de son pays, le colonel Stauffenberg s'inquiète de voir
Hitler précipiter l'Allemagne et l'Europe dans le chaos.
Comprenant que le temps presse, il décide de passer à
l'offensive : en 1942, il tente de convaincre plusieurs officiers
supérieurs de la nécessité de renverser Hitler. Un an plus
tard, tandis qu'il se remet de ses blessures de guerre, il rejoint
la Résistance allemande pour mettre au point l'Opération
Walkyrie destinée à éliminer le Führer.
Alors qu'il n'était au départ
qu'un des nombreux conspirateurs, Claus von Stauffenberg se
retrouve bientôt en première ligne : c'est lui qui devra
assassiner Hitler...
Du génial Usual Suspects, vieux
déjà de quatorze ans, on se souvient du rythme haletant et d'une
narration vive, particulièrement brillante. Bryan Singer déploie
les mêmes qualités pour raconter le complot d'officiers nazis
contre Hitler, en 1944. La curiosité était grande : on attendait
à la fois la résurrection de Tom Cruise et le retour de Singer
comme metteur en scène surdoué après le décevant Superman
returns. Sans compter que le sort s'est acharné sur Walkyrie :
contestation autour d'un scientologue dans le rôle d'un
résistant, négatifs endommagés, figurants blessés dans un
accident de camion...
La curiosité était grande, et
l'on n'est pas déçu. Plus qu'un enchaînement de spectaculaires
scènes d'action, Walkyrie est un palpitant film d'espionnage et
un thriller psychologique efficace.
AIDE-TOI ET LE
CIEL T'AIDERA
France, 2008, 1h32
Un film de François Dupeyron
Avec Claude Rich, Félicité Wouassi, Fatou N'Diaye, Mata Gabin,
Jacky Ido...
Comédie dramatique
Sonia, jolie black, mariée,
quatre enfants, est aide familiale dans sa cité. Le jour où elle
marie sa fille, le ciel lui tombe sur la tête. Robert, son voisin
de palier octogénaire, est son seul recours. Plus blanc que lui,
difficile de trouver. Plus serviable non plus, d'ailleurs... Mais
dans la vie rien n'est gratuit. Sauf le hasard, si on sait en
profiter.
L’éclectique filmographie de
François Dupeyron s’enrichit d’un nouveau long métrage
singulier et attachant. Le réalisateur de LA CHAMBRE DES
OFFICIERS et MONSIEUR IBRAHIM ET LES FLEURS DU CORAN ancre son
récit dans la réalité, celle de la banlieue. Mais ce qui l’intéresse
avant tout, ce sont les personnages. Point de fatalisme ici, ni de
clichés malheureux, juste l’observation pleine de tendresse d’une
famille au sens large, pas épargnée par les galères. A travers
la relation inédite entre les deux protagonistes principaux,
Dupeyron verse dans le politiquement incorrect, sans jamais tomber
dans la provocation, grâce à une humanité de tous les instants.
Félicité Wouassi (LA HAINE, CLIENTE) campe une mère courage
pleine de charme tandis que Claude Rich excelle dans le registre
du vieux bonhomme solitaire. Autour d’eux gravite une
foisonnante galerie de seconds rôles, que Dupeyron n’hésite
pas à détailler, quitte à perdre ça et là le fil de la
narration. Baigné de la lumière très travaillée d’Yves
Angelo, rythmé par une solide bande originale, AIDE-TOI LE CIEL T’AIDERA
est une valse à la fois piquante, émouvante et, malgré son
point de départ plutôt macabre, pleine de vie.
SLUMDOG
MILLIONAIRE
Royaume Uni, 2009, 2h00
Un film de Danny Boyle
Avec Irfan Khan, Anil Kapoor, Dev Patel, Mia Drake, Freida
Pinto...
Comédie dramatique légère et énergisante
Version originale sous titrée
Cinémascope
Jamal est Indien, n’a que 18
ans, et est sur le point de remporter une fortune à l’émission
star « Qui veut gagner des millions ? ». Etant issu des
bidonvilles de Bombay, Jamal passe immédiatement pour un suspect.
La police, qui le soupçonne d’avoir triché, décide de l’arrêter
afin de percer ce mystère. Jamal va dès lors leur expliquer
comment il a pu connaître toutes les réponses en racontant sa
vie. Son enfance dans les bidonvilles, ses rapports complexes avec
son frère, et son amour indéfectible pour la belle Latika, qu’il
a perdue de vue depuis son enfance.
Près de deux ans après avoir
livré l’un des films de science-fiction les plus aboutis depuis
longtemps (SUNSHINE), le cinéaste anglais Danny Boyle continue de
nous étonner. Toujours prompt à explorer divers genres aux codes
établis, il se lance cette fois avec SLUMDOG MILLIONAIRE dans le
conte « à la » Bollywood... sans les scènes musicales. On
trouve dans ce drame humaniste tout ce qui fait des films indiens
leur singularité : naïveté, optimisme à toute épreuve,
lyrisme. Explorant le ghetto et la misère sans sombrer dans le
pathos, Boyle s’intéresse surtout à ses personnages, leurs
motivations, leurs sentiments, sans jamais les juger ou les
observer via un prisme d’occidental paternaliste. Des aventures
de Jamal, Salim et Latika émergent des émotions fortes, allant
du rire aux larmes, du suspense insoutenable à la contemplation
et rappelle inévitablement la puissance des classiques de
Dickens. Bien sûr, on pourra reprocher à Boyle une certaine
réalisation tape à l’œil. Mais cela sert la plupart du temps
une ambiance faite de bruit et de fureur, un univers gorgé de
détails signifiants, et offre à ce bijou quelques moments de
pure tension qui feront battre le cœur du spectateur le plus blasé.
CHE L’ARGENTIN
USA, 2009, 2h07
Un film de Steven Soderbergh
Avec Benicio Del Toro, Demian Bichir,
Julia Ormond
Biographie Premier volet
Cinémascope, Version
française
Cuba, 1952 : le général
Fulgencio Batista fomente un putsch, s'empare du pouvoir et annule
les élections générales. Bravant ce dictateur, un jeune avocat,
Fidel Castro, candidat à la députation sous la bannière du
Parti du Peuple, passe à l'action.
Plutôt que de dérouler
bêtement la vie du Che, Soderbergh choisit d’isoler deux pans
de son histoire : la révolution castriste (1955-1959) dans le
premier volet, et l’échec de la guérilla bolivienne (1967)
dans le second (qui sera diffusé en juin). Un échafaudage
mûrement réfléchi : les deux films sont furieusement
complémentaires et symétriquement opposés.
Quoi que l’on pense de ses
incursions dans le cinéma, Steven Soderbergh n’en est pas moins
un grand cinéaste. Le premier épisode de CHE le prouve avec
fracas. La principale surprise demeure sans conteste la sobriété
du film : le cinéaste refuse d’asséner une opinion trop
marquée (positive comme négative), et préfère capter avec une
intensité folle l’aventure castriste. Il bâtit pour ce faire
un écrin frisant la perfection. Allers-retours incessant entre
les époques, voix-off, direction d’acteurs, intelligence de la
mise en scène, précision du montage : tout concourt à l’efficacité,
au dynamisme et à la puissance du récit. On ressort abasourdi de
ce premier volet, tant Soderbergh nous plonge dans un déluge de
faits et d’informations, qui nous permettent de cerner par nous
même Guevara.
CHOMSKY ET CIE
France, 2008, 1h50
Un film de Olivier Azam et Daniel Mermet
Document
Présence de Daniel Mermet ou Olivier Azam lors du repaire ‘Là-bas
si j’y suis’ du 30/5 à Florac (La Genette Verte)
A l’heure où impuissance et
résignation l’emportent, le travail de Noam Chomsky est un
antidote radical pour tous ceux qui veulent en finir avec la
fabrique de l’impuissance et ses chiens de garde
intello-médiatiques. Inlassable, inclassable, implacable, « l’intellectuel
le plus populaire et le plus cité au monde » poursuit la mise à
nu des mécanismes de domination avec une étonnante vitalité.
Mais pas d’hagiographie, pas de prêt à penser. Souvent l’intellectuel
est celui qui veut nous faire penser comme lui. Au contraire,
Chomsky nous incite à développer par nous-mêmes une pensée
critique contre les différentes formes de pouvoir et les
idéologies qui les justifient. Il montre que les changements
sociaux sont à notre portée.
Cinématographiquement parlant,
ce documentaire consacré à Noam Chomsky, gourou «
anarcho-socialiste » de Boston, n'a pas de valeur ajoutée
significative comparé au reportage qui l'inspire, diffusé en mai
2007 dans ‘Là-bas si j'y suis’, l'émission « modeste et
géniale » de Daniel Mermet sur France Inter. Les images
d'archives de manifs au Nicaragua ou à Berkeley sont pour la
plupart tirées d'un précédent doc (Les Médias et les illusions
nécessaires, de Mark Achbar et Peter Wintonick, 1993).
Chomsky
& Cie joue cependant parfaitement son rôle de « film-outil
d'autodéfense intellectuelle » (dixeunt ses auteurs) pour
fourbir sa dialectique et contrer la malveillance d'une certaine
presse et de la majorité des « intellectuels » français
hostiles au penseur. Une remise à l'heure qui constitue une
raison suffisante pour recommander ce ciné-tract, commenté en
direct par son réalisateur à l’issue de la séance.
Mercredi 27 mai 18h Florac
en partenariat avec Sup agro
Herbe de Matthieu Levain et
Olivier Porte
Au coeur de la Bretagne paysanne,
deux visions du métier d'éleveur laitier se confrontent.
Alors que des hommes se sont
engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome,
durable et performante, le courant majoritaire de la profession
reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement
dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires...
Séance suivie d’un débat. ANNULEE
(1h16)
Entrée libre
la journée de
la jupe
France, 2009, 1h28
Un film de Jean-Paul Lilienfeld
avec Nathalie Besancon, Denis
Podalydès, Isabelle Adjani, Jackie Berroyer...
Comédie dramatique sociale
Un lycée d’une banlieue
parisienne populaire et métissée. Sonia Bergerac est prof de
français et s’apprête à donner un cours. L’ambiance est
animée dès les couloirs, l’enseignante tente de ramener calme
et ordre, mais l’électricité est palpable. Après une
première altercation, un sac tombe et laisse sortir une arme...
Rares sont les films qui
maintiennent le spectateur dans une cocotte minute comme LA
JOURNÉE DE LA JUPE. Le ton est donné dès le premier plan.
Tension, agitation, montée en puissance, ce récit d’enfermement
déroule son fil implacable, et Jean-Paul Lilienfeld réussit avec
un budget et un tournage serrés un « petit » film efficace et
rentre-dedans. Où les maux actuels et problèmes de société à
la française s’entremêlent : rôle et état de l’éducation,
marche de manœuvre du corps enseignant, place des enfants d’immigrés
dans la société, considération de la jeune fille en banlieue
populaire, récupération de la religion, poids des médias, loi,
ordre et morale… La matière est vaste, ambitieuse et
casse-gueule, et le mérite du réalisateur est d’éviter les
leçons et le film dossier. Il met à jour les évidences, en
appuyant là où ça fait mal, dans une fiction à suspense
version LA HAINE de Mathieu Kassovitz. Forme esthétisée en
moins, car tout ici est brut de décoffrage : caméra à l’épaule,
montage nerveux, décors rudimentaires, couleurs éteintes. Et
Isabelle Adjani, fringuée comme un sac, coiffée les doigts dans
la prise, le visage bouffi… saisissante. Elle porte dans sa
chair cette prof acculée au point de non retour, avec une
énergie et un désespoir confondants, face à des hommes
dépassés (le proviseur, le flic) et des élèves à vif. Un
voyage inédit et détonnant.
A propos
Alors qu’il ne trouvait pas de
financement pour le grand écran, le film a finalement été
tourné pour la télévision, mais, devant son succès au Festival
de télévision de La Rochelle en 2008, et le bouche oreille qui a
suivi, il a été sélectionné au Festival de Berlin 2009 et a
trouvé un distributeur pour le cinéma.
La vague
Allemagne, 2009, 1h48
Un film de Dennis Gansel
Avec Max Riemelt, Jürgen Vogel,
Frederick Lau, Jennifer Ulrich, Christiane Paul...
Drame Expérience
Cinémascope
Version originale sous titrée
Dans un lycée allemand, le
professeur Wenger doit animer un atelier d’une semaine sur l’autocratie.
Un de ses élèves prétend rapidement qu’ils en ont marre d’entendre
encore parler du nazisme. Le professeur propose donc à l’ensemble
de la classe de mener une expérience, comme un jeu de rôles
grandeur nature, destinée à pousser les élèves à mettre en
place un régime totalitaire. Première obligation : tous les
élèves de la classe doivent porter une chemise blanche… Le
test rencontre rapidement un grand succès auprès des élèves,
et même ceux qui appartiennent à un autre groupe de travail. Si
bien que les choses vont s’emballer et échapper au professeur.
Inspiré d`événements
authentiques survenus en 1967 en Californie, le film transpose
l`action en Allemagne, la renforçant. Dennis Gansel s`est déjà
intéressé à l`éducation avec «Napola» (2004). Il démonte
ici les rouages de la sujétion. Peut-on devenir un parfait
fasciste dans n`importe quelles circonstances, pourvu que la
recette soit bien appliquée ? L`Histoire peut-elle être
évacuée ? Le ventre fétide d`où est sortie la bête immonde
est-il encore fécond ? Autant de questions passionnantes, pour un
film dont on sort réellement secoué.
Le che - 2ème
partie Guerilla
USA 2009, 2h07
Un film de Steven Soderbergh
avec Joaquim De Almeida, Benicio
Del Toro, Demian Bichir, Eduard Fernandez...
Biographie Film historique
Version française
Le Che, suite. Plus envoûtante
encore que le premier volet. Normal : les défaites sont souvent
plus intéressantes que les victoires. Celle de Bolivie, là où
le Che a débarqué incognito pour répéter ce qui s'est passé
à Cuba, est une véritable déroute. Un désastre de guérilla.
Plusieurs raisons l'expliquent : le campement et la présence du
Che découvert plus tôt que prévu, le non-soutien du PC
bolivien, le manque de contact avec le réseau urbain,
l'exfiltration manquée et l'arrestation de deux compagnons, dont
Régis Debray...
Pourtant, même quand la
situation est objectivement désespérée, quelque chose pousse
encore Guevara et ses hommes. Leur conviction tenace les mène au
jusqu'au-boutisme. Les coups au moral ne sont que passagers,
l'ascèse révolutionnaire excluant le doute et l'émotion. A Cuba
aussi, le combat était inégal, alors tout reste possible. Les
deux films sont ainsi liés, et Soderberg fait en sorte qu'ils se
répondent en permanence. Celui-ci est malgré tout plus mental,
plus asphyxiant. On y sent l'étau qui se resserre, le manque de
force, les handicaps qui s'accumulent. Il y a du donquichottisme
pathétique dans ces images de rebelles devenus des loques. Une
horde d'hommes des bois hirsutes, malades et affamés, qui
s'enfoncent dans un cul-de-sac. Guérilla est au fond un grand
film mystique. Avec un pur aux cheveux sales. Le Che selon
Soderbergh, c'est ça : un monstre d'idéalisme qui peut tout, y
compris faire croire qu'il n'y a pas de fin. Le comble, c'est
qu'il avait vu juste : il continue de rayonner longtemps après sa
mort.
dans la brume
électrique
USA France, 2009, 1h57
Un film de Bertrand Tavernier
Avec Ned Beatty, Kelly MacDonald,
Tommy Lee Jones, John Goodman, Peter Sarsgaard...
Policier électrique et poisseux
Version originale sous titrée
Dave Robicheaux est l’un des
inspecteurs les plus tenaces du comté de New Iberia en Louisiane.
Un matin brumeux, il découvre le corps sans vie et lacéré d’une
toute jeune femme, qui offrait ses charmes aux hommes riches et
puissants. Puis vient la découverte d’une autre victime… Dave
fait la connaissance de la star de cinéma Elrod Sykes, qui tourne
un film dans les environs et le mène vers le squelette d’un
homme qu’il a trouvé dans les marais. Bientôt, le passé et le
présent se mêlent imperceptiblement. Qui a tué les deux jeunes
femmes ? Quelle est l’histoire du squelette ? Julius Balboni,
une figure de la mafia locale, est-il impliqué ? Et qui en veut
à la vie de Dave ?
L’américanophilie de Bertrand
Tavernier est connue depuis belle lurette. 18 ans après avoir
adapté un roman de Jim Thompson dans COUP DE TORCHON, le
réalisateur va plus loin avec ce film : non content de s’inspirer
d’un livre de James Lee Burke, il a décidé de tourner aux
Etats-Unis, en langue anglaise. Et la réussite est indéniable.
Fort d’un casting ahurissant entre «gueules» (Tommy Lee Jones,
John Goodman) et jeunes pousses enthousiasmantes, DANS LA BRUME
ELECTRIQUE affiche des personnages hauts en couleur dont les
secrets sont révélés à la faveur d’un récit gigogne
articulé avec talent. Fidèle au « roman noir » à l’américaine,
Tavernier englue son film dans une ambiance moite et étouffante.
On ressort envoûté de cette enquête.
welcome
France, 2009, 1h50
De Philippe Lioret
Avec Thierry Godard, Yannick
Rénier, Audrey Dana, Vincent Lindon...
Drame social
Cinémascope
Bilal, un jeune Kurde ne parlant
pas un mot de français, arrive illégalement à Calais dans l’espoir
de passer en Grande-Bretagne où il aimerait devenir footballeur
et, surtout, retrouver sa petite amie dont il n’a plus de
nouvelles depuis longtemps. A Calais, de son côté, Simon vit
assez mal son récent divorce. Toujours amoureux de sa femme, il a
du mal à la voir s’éloigner. Un jour, alors que Bilal décide
de s’entraîner à la natation pour un jour tenter de traverser
la Manche à la nage, il fait la connaissance de Simon, maître
nageur dans une piscine municipale. Au début leur relation est
tendue, surtout que le jeune homme ne sait pas bien nager.
Alors que l’on appréciait chez
lui son sens du récit (L’EQUIPIER) et cette manière de ne pas
avoir peur ni honte des émotions (JE VAIS BIEN NE T’EN FAIS
PAS), Philippe Lioret fait avec WELCOME un pas en avant bluffant.
Non seulement cet appel à la désobéissance incroyablement
ancré dans son temps et totalement pertinent montre un cinéaste
qui n’a pas peur d’aller là où on ne l’attend guère, mais
c’est surtout un film ambitieux et globalement très réussi.
Ambitieux, WELCOME l’est quand il cherche à réunir dans un
même mouvement cinématographique l’effrayante réalité des
clandestins voulant passer en Grande-Bretagne à des éléments
plus romancés comme les tourments du couple Vincent Lindon-Audrey
Dana. Tout le pan hyper documenté sur les conditions de vie des
clandestins est littéralement bluffant. La caméra, discrète
mais maîtrisée, fait des merveilles. Malgré la superbe
interprétation de Vincent Lindon en ours qui s’ouvre à la vie,
le côté romancé de WELCOME, que l’on retrouve aussi avec la
famille en Angleterre, tient un peu moins bien la route. Mais ce n’est
pas parce qu’un film est parfois bancal qu’il est raté. Loin
de là même comme le prouve cet étonnant WELCOME qui restera
dans les mémoires.
A propos
Philippe Lioret avait envie
depuis longtemps de tourner un film sur « ces types qui, fuyant
leurs pays malades, veulent à tout prix rejoindre cet Eldorado qu’est
l’Angleterre à leurs yeux ». En en discutant avec Olivier Adam
(romancier et coscénariste de WELCOME), ils se sont dit que cet
endroit [à Calais] était un peu notre frontière mexicaine à
nous. C’est en apprenant auprès des bénévoles d’associations
d’aide aux réfugiés que certains des jeunes clandestins
tentaient de traverser la Manche à la nage, que les auteurs ont
eu l’idée du scénario.
ponyo
sur la falaise
Japon, 2009, 1h55
Un film de Hayao Miyazaki
Animation Dès 6 ans et jusqu’à
106 ans
Version française
Le petit Sosuke, cinq ans, habite
un village construit au sommet d'une falaise qui surplombe la Mer
Intérieure. Un beau matin, alors qu'il joue sur la plage en
contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge nommée
Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve, et
décide de la garder avec lui dans un seau. Ponyo est aussi
fascinée par Sosuke que ce dernier l'est par elle. Le petit
garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle, mais le
père de Ponyo, Fujimoto - un sorcier autrefois humain qui vit
tout au fond de la mer - la force à revenir avec lui dans les
profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s'échappe
pour retrouver Sosuke.
Oubliez les pin-up aquatiques et
leurs queues de poisson sexy. Quand Miyazaki réinvente la Petite
Sirène, elle n'a plus rien de commun avec les Miss Flots-bleus de
chez Disney. Pêcheur de trésors, le maître de l'animation
japonaise a ramené dans ses filets un minuscule alevin rouquin
aux rondeurs naïves, aux grands yeux curieux: l'aînée d'un
fretin de petites soeurs identiques, qui rêve de devenir humaine.
C”est le début d'une ample
légende à l'eau salée, d'un dessin animé à la hauteur des
grandes espérances que suscite toute nouvelle oeuvre de Hayao
Miyazaki. Après Le Château ambulant, en 2005, génial charivari
de créatures magiques et de machines délirantes, le créateur du
mythique Studio Ghibli continue de surprendre et d'éblouir. Son
univers ressemble à l'océan qu'il magnifie, homogène en
surface, mais infiniment fertile et mystérieux en profondeur.
Chaque goutte d'eau, chaque brin de plancton recèle une
présence, vibre de magie. La mer elle-même a une âme, immense
déesse terrible et bienveillante, génitrice de Ponyo et de ses
soeurs. L'influence du shintoïsme, mélange d'animisme et de
polythéisme, irradie tous les contes du cinéaste et en
particuler celui-ci.
Un régal pour les enfants, et
pas moins pour ceux qui les accompagnent.
gran torino
USA, 2009, 1h55
Un film de Clint Eastwood
Avec Brian Haley, John Carroll
Lynch, Geraldine Hughes, Clint Eastwood...
Drame Suspense
Version française
Cinémascope
Walt Kowalski, vétéran de la
Guerre de Corée, vient de perdre sa femme. Inflexible, raciste,
encore moralement bloqué dans les années 50, Walt n’a guère
de relations avec ses fils, qui le lui rendent bien. Un jour, une
famille Hmong (une ethnie asiatique originaire du Vietnam) s’installe
dans la maison d’à côté. Walt voit d’un mauvais œil la désertion
du quartier par les « vrais Américains » et entend bien n’avoir
aucun lien avec ses voisins. Une nuit, le jeune Thao, forcé par
un gang, tente de voler la voiture de Walt, une Ford Gran Torino
de collection. Walt l’en empêche in extremis. La nuit suivante,
le gang agresse Thao et sa famille. Walt les sauve et fait fuir
les jeunes malfrats. Bientôt, il va se lier d’amitié avec Thao
et sa sœur Sue.
Clint Eastwood est un sacré
bougre : quelques mois seulement après l’excellent L’ECHANGE,
il déboule déjà avec un nouvel opus, et parvient une nouvelle
fois à viser juste. Si GRAN TORINO est traversé de thèmes
purement eastwoodiens (l’adieu aux armes, la remise en question
de l’héroïsme), le metteur en scène décide d’en finir avec
son personnage de justicier solitaire. L’acteur/réalisateur
joue donc avec délice avec son image, rajoute des caisses sur les
insultes racistes et le caractère renfrogné de son personnage,
pour mieux mettre en lumière sa lente ouverture au monde. GRAN
TORINO déborde de vie : il est traversé de nombreux moments
franchement poilants tout en ne perdant jamais de vue le pan
dramatique et émouvant de son histoire. Un spectacle hautement
recommandable à la fois humain, drôle, émouvant et
divertissant. Du cinéma comme on l’aime.
OSS 117 Rio
ne répond plus
France, 2009, 1h40
Un film de Michel Hazanavicius
Avec Serge Hazanavicius, Laurent
Capelluto, Jean Dujardin, Louise Monot...
Comédie décalée Espionnage
pipeau
Cinémascope
Douze ans ont passé. Hubert
Bonisseur de la Bath alias OSS117 est toujours là pour sauver la
France. Mais il ne s’est pas aperçu que le monde a changé. Il
doit partir à Rio récupérer un microfilm compromettant pour son
gouvernement. Il doit faire équipe avec Dolores… une agent du
Mossad, le service secret israélien. Ensemble, ils doivent
infiltrer le milieu nazi survivant dans les palaces brésiliens.
OSS117 va apprendre l’amour vraiment libre, découvrir les
hippies qui veulent refaire le monde sans la guerre. Très vite,
il va se sentir un peu paumé avec ces nouvelles notions si
éloignées des siennes… Son enquête va le mener au fin fond de
l’Amazonie.
Il est facile de comparer OSS 117
à AUSTIN POWERS, mais contrairement à Mike Myers, Jean Dujardin
reste toujours dans son personnage et ne part jamais dans une
improvisation détachée de l’histoire. Nous n’avons pas ici
affaire à une parodie, mais à un pastiche. Si le premier opus
était déjà divertissant, Michel Hazanavicius passe ici à la
vitesse supérieure. On est constamment réjoui par l’écriture
fine, le jeu subtil des acteurs et la réalisation soignée. Enfin
quelqu’un est capable de nous proposer des divertissements
dignes de ceux de Philippe de Broca tels que L’HOMME DE… RIO
(justement !) ou encore LES TRIBULATIONS D’UN CHINOIS EN CHINE.
La OSS 117 girl est aussi une vraie révélation : on suivra
désormais Louise Monot de très très près. D’habitude, les
comédies françaises négligent l’aspect esthétique : ce n’est
pas le cas ici. On n’espère qu’une chose : que la même
équipe remette le couvert un de ces jours avec le même brio.
L’Âge de
glace 3
le temps des
dinosaures
USA, 2009, 1h40
Un film d’animation de Carlos
Saldanha
Distraction Tout public
La sortie nationale étant
annoncée le 3 juillet, nous avons juste pu visionner la bande
annonce du nouvel opus de l'âge de glace. On y retrouve la même
fine équipe, Manny le mammouth, Sid le paresseux et Diego le
tigre à dents de sabre, cernée par Scratch, toujours
inlassablement à la quête de son gland.
Au delà de ces courts extraits,
impossible de se faire une opinion plus étayée, aucune critique
à l’horizon, même pas à l’étranger puisque le film sort le
même jour dans le reste du monde.
Le dilemne pour les
programmateurs de Cinéco était alors de le programmer en aveugle
(et en 4ème semaine, ce qui est déjà un challenge), ou de le
repousser à l’automne, hors saison, au risque de ne pas le
diffuser en cas de saturation des sorties.
Alors on s’est dit qu’après
un 2ème volet meilleur que le 1er, qui a connu un succès immense
partout dans le monde, nos animaux préhistoriques déjantés
seront sans doute capables de faire aussi bien. Et puis les
dinosaures, ça doit motiver...
Voilà tout ce que nous pouvons
vous dire pour le moment. Rendez-vous donc à partir du 29
juillet, pour un bon moment de détente familiale.
Indiana Jones 4
LE ROYAUME DU CRÂNE DE CRISTAL
USA, 2008, 2h03
Un film de Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Karen Allen, Shia LaBeouf, Cate Blanchett, John Hurt...
Aventure Action
Cinémascope
Version française
L'archéologue le plus connu de la planète est de retour pour une quatrième aventure. Accompagné de nouveaux acolytes, il part à la recherche du mythique Crâne de Cristal. Mais quelle en est l'origine et les pouvoirs ?
Autant le dire d’entrée : Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal ne nous a pas déçus. A ceux chez qui le film suscite cette attente très particulière que la saga de Spielberg (à la mise en scène) et Lucas (inventeur du personnage et producteur) a su nourrir depuis sa création il y a vingt-cinq ans, on peut affirmer que le contrat est rempli. Certes, on pouvait espérer que ce volume IV des aventures de l’archéologue baroudeur nous entraîne au-delà des conventions que ses créateurs ont eux-mêmes inventées. C’est sans doute demander l’impossible à Spielberg, dont le surmoi artiste ne prend jamais le risque de supplanter la raison du box-office : il tient ses promesses, et ce n’est déjà pas si mal.
les citronniers
Israël Allemagne France, 2008, 1h46
Un film de Eran Riklis
Avec Ali Suliman, Tarik Kopty, Rona Lipaz-Michael, Doron Tavori, Hiam Abbass..
Drame
Version originale sous titrée
Salma vit seule dans un petit village palestinien de Cisjordanie à la frontière avec Israël. Veuve, elle subsiste grâce aux faibles revenus que lui procurent ses citronniers, hérités de son père, comme la maison familiale. Un jour, sa vie est bouleversée quand le Ministre de la Défense israélienne et son épouse, Mira, viennent s’installer dans le voisinage. Un mirador, des clôtures et des barbelés sont implantés, mais pour les services secrets, il faut aussi arracher les arbres fruitiers pour des raisons de sécurité. Malgré le dédommagement proposé, Salma entend sauver ses précieux citronniers. Aidée de Ziad, un jeune avocat palestinien, elle ira jusqu’au bout, y compris devant la Cour Suprême israélienne.
Il y a bien des points communs entre LES CITRONNIERS et LA FIANCEE SYRIENNE, la précédente fiction de Eran Riklis. Ainsi, le réalisateur dirige à nouveau Hiam Abbass, pour la seconde fois il co-écrit le scénario avec Suha Arraf, l’histoire a pour toile de fond le conflit israélo-arabe, elle se déroule à la « frontière » israélienne et, dans l’un comme dans l’autre, le cinéaste dresse de beaux portraits de femmes fortes (magnifique Hiam Abbas, tout en retenue) qui essaient de lutter contre l’oppression. Avec LES CITRONNIERS, on serait ainsi tenté de reprocher à Eran Riklis de choisir la facilité et de nous servir du réchauffé. Classique dans sa manière de raconter, mais sans être pour autant académique, le réalisateur parvient cependant à provoquer un sentiment d’empathie chez le spectateur. On est ému par le drame que vit Salma et son combat, comme on est sensible à la lente émancipation de Mira. Deux femmes dont les « petites histoires » rejoignent la grande, tragique, du Proche-Orient. Deux femmes qui pourraient être amies, mais qui ne peuvent le devenir en raison des interdits, du poids des préjugés, en bref, de l’absurdité des hommes.
un conte de Noël
France, 2008, 2h30
Un film de Arnaud Desplechin
Avec Catherine Deneuve, Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric, Jean-Paul Roussillon, Anne Consigny...
Comédie dramatique
Cinémascope
Henri a de gros ennuis professionnels et financiers. Pour éviter à leur père Abel d’hypothéquer, Elizabeth décide de payer les dettes de son frère, à condition qu’Henri disparaisse de sa vie et de la famille. Cinq ans passent, Noël approche. Junon, la mère, apprend qu’elle a un cancer rare, qui couve, et que seul un donneur descendant et compatible pourrait sauver, grâce à sa moelle osseuse. Tout le monde se réunit dans la maison d’Abel et Junon à Roubaix. L’aînée Elizabeth, son fils ado perturbé Paul et son mari Claude. Le cadet Ivan, sa femme Sylvia et leurs deux garçons. Le cousin Simon. Et Henri, convié par Paul, qui débarque avec Faunia. Retrouvailles, confrontations, révélations, secrets consanguins, ce noël va bouleverser le cercle familial.
Irrémédiablement travaillé par l’individu et le collectif, le doute et l’agitation, l’intime et la mort, Arnaud Desplechin revient quatre ans après ROIS ET REINE, avec un ballet hivernal magistral. Le lien familial nourrit ici un récit tentaculaire, d’une densité rare, où les ombres du passé et les éclats du présent s’entrechoquent avec fracas. Mais aussi avec malice, car, au-delà des traumas enfouis et du tragique qui menace, la vivacité et l’ironie des vivants mènent la danse. Le cinéaste/orfèvre déroule ainsi son kaléidoscope humain avec maestria : mise en scène et montage embarquent le spectateur dans un voyage nourri de jeux avec les codes (ouverture à l’iris), les accélérations et les respirations, où chaque convive a son histoire et existe à l’écran, comme autant de voiles qui se dévoilent. Dans cet univers provincial et bourgeois, où l’on brique l’argenterie, où l’on va à la messe de minuit et où l’on invite la « bonne amie » de l’aïeule, on reste aussi rock’n’roll, en affirmant « c’est moi qui ai un cancer » et « je ne t’ai jamais aimé » avec le sourire, ou « toi tu comptes pas », avant de s’en prendre une. Enfin, les interprètes de ce bal tragi-comique étincellent, des membres fidèles du pays des merveilles de Desplechin (Amalric, Devos, Roussillon, Girardot) aux néophytes (Poupaud, Consigny), et Catherine Deneuve règne de son aura terriblement humaine, quand elle s’emballe comme quand elle s’écroule. Eblouissant.
Le monde de narnia
Chap 2 Prince Caspian
USA 2008, 2h23
Un film de Andrew Adamson
avec Anna Popplewell,
William Moseley, Georgie Henley, Skandar Keynes...
Aventure Imaginaire Tout
public
version française
Cinémascope
Depuis les derniers
événements, 1300 années ont passé dans le monde de Narnia. La
magie est interdite et les créatures mythiques ont préféré se
cacher des hommes qui ont pris le pouvoir. Le Prince Caspian,
véritable héritier du trône, est menacé par le terrible Miraz,
son oncle, qui brigue le pouvoir suprême.
Dans l'imaginaire de C.S.
Lewis (le créateur de la saga Narnia), le réalisateur a puisé
les éléments d'une réflexion sommaire sur les notions de
loyauté, de filiation, de liberté et de tolérance. Rien de
très neuf dans la traditionnelle empoignade entre les gentils et
les vilains, mais elle est sublimée ici par une création
visuelle impressionnante. La sophistication des ordinateurs permet
de donner une réelle présence aux créatures les plus originales
et met en place d'énormes séquences de batailles. Un riche
mélange pour donner de la consistance à un cinéma de spectacle,
de poésie, d'innocence et de fantastique qui transportera le
spectateur candide.
Valse avec bachir
Allemagne, France Israël,
2008, 1h27
Un film de Ari Folman
Genre nouveau ! Docu-fiction
d’animation
Version française
Un voyage dans les
profondeurs de Beyrouth-Ouest pendant les massacres de Sabra et
Chatila... "J’ai été enrôlé dans l’armée avant mes
17 ans. En Septembre 1982, j’arrivais à Beyrouth Ouest avec l’armée
israélienne, après l’assassinat du président Libanais Bachir
Gemayel, le jour de sa nomination. Je quittais Beyrouth Ouest
trois jours plus tard, j’étais une toute autre personne,
témoin de l’atrocité des massacres des camps de Sabra et de
Chatila. Cette histoire est mon histoire, que j’ai décidé de
raconter après plus de vingt ans."
Le réalisateur Ari Folman
inaugure un genre nouveau, le documentaire d’animation. Il
retrace la guerre au Liban au début des années 80 par le biais d’un
docu-fiction constitué de dessins animés. Le film apparaît
comme une thérapie psychanalytique : son réalisateur a mis
quatre années pour l’achever et c’est de son propre passé de
soldat qu’il essaie de se souvenir. Pour reconstituer le puzzle
de sa mémoire, il rencontre d’anciens camarades, jeunes soldats
comme lui, traumatisés comme lui, encore hantés par des
cauchemars. Le recours à l’animation s’avère
particulièrement judicieux puisqu’il permet l’insertion de
séquences de fiction cauchemardesques ou oniriques, comme cette
inquiétante meute de chiens féroces du début. A mesure qu’il
panse ses blessures intérieures, Ari Folman donne également une
dimension politique à son discours. Il va à l’encontre d’une
mémoire officielle, parfois sélective, qui oublie par exemple
que le massacre des réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila,
par les phalangistes chrétiens s’est effectué sous les yeux de
l’armée israélienne. Une démarche innovante et courageuse.
Back soon
France, 2008, 1h32
Un film de Solveig Anspach
Avec Julien Cottereau,
Olafur Darri Olafsson, Didda Jonsdottir, Joy Doyle...
Comédie
Version originale sous
titrée
Anna Halgrimsdottir est une
dealeuse de marijuana fantasque. Elle vit à Reykjavik avec ses
deux garçons, le petit Krummi et le grand Ulfur, mais commence à
en avoir marre de son commerce et surtout du climat. Elle voudrait
bien changer de cadre de vie. Mais voilà, son affaire rapporte
bien, et elle veut trouver un acquéreur capable de lui payer un
bon prix pour le business à céder, avec comme clé de voûte son
portable, baguette magique qui la lie à tous ses clients. Mais
les choses ne sont jamais simples en Islande, et Anna se retrouve
embarquée dans un méli-mélo durant 48 heures, le temps pour son
contact de rassembler l’argent de la vente. Avec en chemin, une
bande de joyeux allumés, une maison qui devient la salle d’attente
numéro un de l’île, et... une oie qui sonne !
L'Islande, Solveig Anspach
connaît bien. Elle a grandi en France, mais elle est née sur
cette terre de glace à laquelle elle a consacré plusieurs
documentaires ainsi qu'une fiction, Stormy Weather, où
apparaissait déjà Didda Jonsdottir (Anna). Cette sacrée bonne
femme, poétesse et éboueuse dans la vraie vie, méritait bien un
film dont elle serait le centre. Autour d'elle, Solveig Anspach a
brodé une histoire rocambolesque, quarante-huit heures un peu
folles au cours desquelles son héroïne doit affronter moult
pépins en pleine nature, comme l'ingestion de son précieux
téléphone par une oie qui n'arrête pas, fatalement, de sonner.
Le film, tantôt coolissime, tantôt rugueux, chemine en
zigzaguant, libre comme l'air polaire.
kung fu panda
USA, 2008, 1h35
Un film de Mark Osborne et John
Stevenson
Animation Tout public
Po, apprenti serveur dans un
restaurant de nouilles, rêve de combattre aux côtés des plus
grandes stars du Kung Fu. Par un coup du sort, Po est élu pour
apprendre le Kung Fu et défendre la vallée contre la perfide Tai.
Bien que simple débutant, Po ne compte pas renoncer et se donne
du mal pour faire ses preuves et faire taire ceux qui doutent de
lui. Il découvrira au fil de ses aventures que la plus grande de
ses faiblesses pourrait bien être sa plus grande force.
Tentant de rattraper leur retard
sur leurs frères ennemis de chez Pixar (RATATOUILLE), l’équipe
de Jeffrey Katzenberg tente le tout pour le tout et se lance le
défi de créer un nouvel univers parodique et de donner naissance
à une franchise au récit jouant moins sur la succession de gags
que sur une véritable histoire. Le film déborde de trouvailles
drolatiques et s’appuie avec délice sur le talent de l’impayable
Jack Black et son imparable sens du rythme et de la vanne. Mais il
a aussi la patience de prendre racine sur un scénario
sensiblement plus dense que ses prédécesseurs, des émotions
simples mais palpables et un personnage de looser certes
archétypal mais joliment croqué.
Be happy
Angleterre, 2008, 1h58
Un film de Mike Leigh
Avec Eddie Marsan, Sally
Hawkins, Nonso Anozie, Samuel Roukin, Alexis Zegerman...
Comédie
Cinémascope
Version originale sous
titrée
Institutrice dans une école
du nord de Londres, Poppy vit avec sa colocataire Zoé. Déjantée
et toujours joyeuse, elle prend la vie du bon côté, que ce soit
en soirée avec ses amis, qu’à l’école. Alors qu’elle a
décidé de préparer son permis de conduire, elle fait la
connaissance de Scott, professeur d’auto-école nerveux. La
personnalité plus que décalée de Poppy l’agace au plus haut
point...
Amélie Poulain a une
cousine anglaise ! Elle vit à Londres, s’appelle Poppy et c’est
l’héroïne du dixième long métrage de Mike Leigh. Comme pour
marquer cet anniversaire, le réalisateur de NAKED, SECRETS ET
MENSONGES et VERA DRAKE, plutôt enclin à donner dans le drame ou
les situations délicates, a décidé de positiver. Il esquisse le
portrait d’une jeune femme que l’on aimerait tous avoir pour
copine, petite amie, sœur ou maîtresse d’école. Entièrement
axé autour de ce magnifique personnage, excentrique, généreux
et attachant au possible, BE HAPPY redonnerait le sourire à n’importe
quelle âme en peine. Egalement scénariste, Mike Leigh se fend d’un
script aussi drôle que tendre. Il apporte un soin tout
particulier aux dialogues, désopilants, et aux situations,
souvent dantesques. Débordante d’énergie, l’actrice Sally
Hawkins, déjà au casting de VERA DRAKE, fait preuve d’un
naturel sidérant, qui confère au film un côté quasi
documentaire. Le spectateur vit littéralement la vie de l’héroïne
à ses côtés. L’occasion pour lui de croiser une galerie de
personnages hauts en couleurs…
A propos
Sally Hawkins a remporté
l'Ours d'argent du Prix d'interprétation féminine au Festival de
Berlin en 2008 pour sa composition.
la zona
Mexique, 2008, 1h38
Un film de Rodrigo Plá
Avec Daniel Gimenez Cacho,
Maribel
Verdú, Daniel Tovar, Carlos
Bardem...
Drame Réalisme
Cinémascope
Version originale sous
titrée
Avertissement : des scènes,
des propos ou des images peuvent
heurter la sensibilité des
spectateurs
Mexico. A côté des
quartiers populaires, à la limite des bidonvilles, se tient La
Zona, cité résidentielle ultra protégée, séparée par des
murs, et régie par des codes et des lois internes. Une nuit d’orage,
un poteau électrique s’écroule sur le mur. Trois adolescents l’escaladent
et pénètrent la cité interdite. Ils décident de cambrioler une
maison, mais les événements tournent mal. Très mal. Restant
accrochés à leurs acquis, les résidents ne veulent pas
ébruiter l’affaire, malgré la venue de la police, et
souhaitent avant tout régler les choses par eux-mêmes. Quitte à
bafouer toute éthique. Témoin muet de leurs agissements, le fils
de l’un d’eux se retrouve plongé dans cette spirale
infernale.
Entre anticipation et
actualité, le jeune réalisateur Rodrigo Pla livre un premier
film maîtrisé et tendu comme la corde d’un arc. En un peu plus
d’une heure et demie, il déroule en effet une intrigue prenante
et implacable, au service d’une fable plus réaliste qu’il n’y
paraît. Fossé des barrières sociales et culturelles,
individualisme à tout crin, protectionnisme extrême, loi du plus
puissant, jusqu’où l’être humain va-t-il pour se sentir
protégé de l’extérieur, de l’autre, et finalement de
lui-même ? Jusqu’à la sauvagerie ? Aucun dogmatisme politique
cher aux années 70 dans cette chasse à l’homme de l’an 2000.
LA ZONA joue au contraire la carte du conte cauchemardesque, où
la forêt est devenue une citée blindée de caméras de
surveillance. De même, la fiction repose sur une forme
travaillée, avec un format scope, une image et une mise en scène
soignées, un montage précis et des vedettes. Ce film brille par
son ambition et dévoile les premiers pas d’un réalisateur à
suivre de près.
A propos
En 2007, LA ZONA a reçu le
Lion du futur du meilleur premier film à Venise, le Prix de la
critique internationale à Toronto, le Prix du meilleur scénario
à Athènes, le Prix du public à Montréal et le Prix du meilleur
premier film à Stockholm.
The dark knight
USA, 2008, 2h27
Un film de Christopher Nolan
Avec Maggie Gyllenhaal,
Aaron Eckhart, Michael Caine, Christian Bale, Heath Ledger..
Action Super héro
Cinémascope
Version française
Batman et le lieutenant de
police James Gordon ont uni leurs efforts pour tenter d’éradiquer
le crime organisé de la ville de Gotham. Bientôt, le procureur
Harvey Dent, « chevalier blanc » de la cité, souhaite s’allier
à eux. Mais leur mission va s’avérer bien plus compliquée que
prévue. Un criminel sans foi ni loi, se faisant surnommer le
Joker, sème le chaos dans Gotham. Bien décidé à distiller la
mort et la violence dans la ville, il compte avant tout faire
tomber ceux capables de l’en empêcher. Batman, Dent et Gordon
se retrouvent alors en ligne de mire d’un fou furieux que rien,
même pas la puissance mafieuse, ne peut arrêter...
Dès la première scène de
THE DARK KNIGHT, toute en étouffante tension, Christopher Nolan,
enfin totalement maître de sa mise en scène, cloue le public à
son siège. Avec la ville de Chicago en terrain de jeu figurant la
cité de Gotham (exit les décors en carton pâte du précédent
opus), Nolan confirme immédiatement ses ambitions : son
super-héros n’a rien de fantasmagorique, et évolue dans un
univers ultra-réel de polar urbain. Loin des cauchemars gothiques
ultra-stylisés de Tim Burton, à mille lieux du délire « queer
» de Schumacher, le Britannique entend davantage s’approprier
les thèmes de la BD pour en faire un long métrage bien dans son
temps, plutôt que de livrer une version filmée esthétiquement
respectueuse du « comic ». Résultat : du vrai grand cinéma de
divertissement, et de très loin la meilleure aventure de Batman
sur grand écran. Vivement la suite !
Eldorado
Belgique France, 2008, 1h25
Un film de Bouli Lanners
Avec Fabrice Adde, Bouli
Lanners, Philippe Nahon, Didier Toupy...
Comédie légèrement
dramatique
Cinémascope
La quarantaine
rondouillette, Yvan mène une existence pépère dans le pays
wallon. Il vit seul et, dingue de voitures
« vintage », achète, traficote et revend de belles
caisses. Un jour, il rentre chez lui et découvre qu’il a été
cambriolé. Autre grande surprise, le cambrioleur est toujours
là, planqué sous son lit. Après une nuit de discussion, le
voleur prend la fuite mais Yvan le fait tomber dans les escaliers.
Le duo improbable se retrouve donc face à face, et au fil de la
discussion, ce dernier propose de raccompagner Elie, son
agresseur, chez ses parents. Un étrange voyage commence, le long
des routes désertes, le temps pour les deux hommes de passer du
temps ensemble et d’apprendre à se connaître.
Deux zozos en vadrouille sur
les routes de Belgique : un vendeur de voitures américaines et un
jeune toxico. Intrigue minimaliste, avec bouffées surréalistes
et/ou tragiques : Bouli Lanners, qui signe ici son deuxième film
et interprète le rôle principal, filme magnifiquement, à coups
de travellings qui sont autant de tableaux, la solitude des êtres
sous les cieux - vides - de Wallonie. Mais il ménage aussi des
intermèdes comiques et un splendide moment d'émotion, vision
d'un éden perdu. Un road-movie dépressif, et drôle, et tendre.
A propos
Si l'histoire de ce film est
fictive, elle reste néanmoins inspirée de faits réels
mélangée à des moments de pure invention. Bouli Lanners, le
réalisateur est rentré chez lui une nuit et a surpris deux
cambrioleurs, l'un caché sous le lit, l'autre sous le bureau. Un
moment de vie improbable qui a construit l'univers de ce film.
Gomorra
Italie, 2008, 2h15
Un film de Matteo Garrone
Avec Gianfelice Imparato,
Toni Servillo, Salvatore Abruzzese, Simone Sacchettino...
Comédie dramatique lourde
Cinémascope
Version originale sous
titrée
Grand Prix - Cannes 2008
Avertissement : des scènes,
des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des
spectateurs
Le pouvoir, l’argent et le
sang. Dans un univers apparemment loin de la réalité, mais bien
enraciné dans notre monde, telles sont les « valeurs » avec
lesquelles les habitants de la province de Caserta, entre Aversa
et Casal di Principe, doivent composer chaque jour. Personne n'est
libre de ses choix. Tout le monde doit suivre les règles du
système, celles de la Camorra. Seuls les plus riches peuvent
envisager de mener une vie « normale ». Un voyage dans le monde
affairiste et criminel de la mafia où se croisent les destins de
Toto, Don Ciro, Maria, Franco, Roberto, Pasquale, Marco, tous
chevillés au crime organisé...
Oubliez LES AFFRANCHIS, LE
PARRAIN, LES SOPRANO ou SCARFACE. Tel semble être le message que
lance Matteo Garrone avec son long métrage GOMORRA. Le voyage
auquel il nous invite se veut tout sauf divertissant ou clinquant.
Pour coller au plus près de la réalité, le cinéaste adopte un
style visuel réaliste et brutal, qui s’avère payant. Nerveuse,
ultra-découpée sans être épileptique, refusant l’enjolivement,
sa mise en scène construit un sentiment d’imprévisibilité
étouffant. Garrone lorgne parfois même du côté du
documentaire, lorsqu’il pose sa caméra dans l’immense cité
dortoir qui sert de décor au film, et observe le quotidien des
plus pauvres. Narrativement, l’enjeu de GOMORRA n’est pas tant
de construire un récit que de faire ressentir un point de vue et
de démasquer une bonne fois pour toutes le crime organisé,
cancer de la société italienne en général, et napolitaine en
particulier. A tel point que cette complexité, cette construction
proche d’un puzzle impressionniste, empêchent GOMORRA de
totalement embarquer le spectateur, et forment à la fois sa
principale qualité. On ressort secoué et sali de cette
expérience filmique hautement déstabilisante, mais certain d’avoir
touché à un pan d’une vérité trop souvent occultée.
le premier jour du reste de
ta vie
France, 2008, 1h54
Un film de Rémi Bezançon
Avec Zabou Breitman, Jacques
Gamblin, Marc-André Grondin, Déborah François...µ
Comédie dramatique
touchante
Cinémascope
Marie-Jeanne et Robert Duval
ont trois enfants : Albert, Raphaël et Fleur. Le portrait de leur
famille s’esquisse sur une douzaine d’années, à travers cinq
journées particulières. Cinq jours décisifs dans la vie d’une
famille de cinq personnes, cinq jours plus importants que d’autres
où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain
Ma vie en l’air était
prometteur. On a bien fait d’y croire. Rémi Bezançon confirme
de manière brillante avec ce second film. En s’intéressant aux
membres d’une famille lambda, fière de son appartenance aux
classes moyennes, Bezançon leur distribue une universalité
salvatrice, une dose de magie bienveillante, qui malgré leurs
errances, les rend tour à tour drôles et émouvants. Il aime ses
personnages et nous conduit à partager ses sentiments. A travers
une mise en scène et un montage fantaisistes nourris aux rêves,
Bezançon, virtuose, abandonne les illusions pour l’espoir, le
cynisme pour la tendresse. Cette tendresse d’un artiste tout
puissant et pourtant vulnérable, vis-à-vis des créatures
animés qu’il a forgé dans les fissures de ses propres
interrogations. Un petit chef d’œuvre d’intelligence qui
épouse les formes du cinéma commercial pour imposer sa
sensibilité lunaire. Brillant.
Entre les murs
France, 2008, 2h10
Un film de Laurent Cantet
Avec François Bégaudeau,
Nassim Amrabt, Laura Baquela, Juliette Demaille...
Comédie dramatique
Réalisme
Cinémascope
Proposé par les ados de l'Oustal
Palme d’Or - Cannes 2008.
François est un jeune
professeur de français d’une classe de 4ème dans un collège
difficile. Il n’hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane,
Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme
si la langue elle-même était un véritable enjeu. Mais l’apprentissage
de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques.
Après les chaines d’usine,
les salles de classe. Pour son cinquième long métrage, Laurent
Cantet scrute à nouveau un haut lieu de la société, avec une
approche des plus réalistes. Attention toutefois, comme
RESSOURCES HUMAINES, ENTRE LES MURS est bien une fiction. Cantet
filme certes de vrais élèves, de vrais professeurs, de vrais
conseillers d’orientation. Mais tous se retrouvent acteurs le
temps du tournage. Avec à jouer, sinon des textes détaillés,
des situations préétablies, quasiment toutes issues d’« Entre
les murs », roman de François Bégaudeau. En plus de collaborer
au scénario, ce dernier rendosse son costume de professeur devant
la caméra. Il est le point d’ancrage de cette judicieuse
entreprise, parfaitement maîtrisée. Pas une seule faute de jeu
à l’écran, enseignants et élèves se montrent d’un naturel
sidérant. Si bien que la frontière entre fiction et réel s’estompe
complètement. Nous voilà assis au beau milieu de la classe, mais
embarqués par l’efficacité de la narration, avec un récit
construit, prenant de l’épaisseur sur la durée. A mi-chemin
entre le constat, le drame social et la comédie désopilante,
ENTRE LES MURS aborde tous les sujets importants de la vie à l’école,
sans didactisme et sans accusations faciles. Une éclatante
réussite.
WALL-E
USA, 2008, 1h30
Un film de Andrew Stanton
Animation Tout public
Cinémascope
An 2700. La Terre a été
désertée depuis 700 ans par les Hommes. Depuis tout ce temps, le
petit robot Wall-E passe chacune de ses journées à faire ce pour
quoi il a été programmé : nettoyer la planète encompactant les
déchets. Désespérément seul, Wall-E a développé l'impensable
: une personnalité curieuse, avide d'amitié et d'amour. Un beau
jour débarque de l'espace le robot Eve...
Une planète Terre dénuée
de vie humaine, balayée par des vents arides. Et un petit robot
éboueur dont les yeux superbement expressifs font chavirer le cœur
du spectateur en une seconde. Dès la première scène de WALL-E,
on sait que Pixar a encore frappé. Et doublement. Non seulement
WALL-E est une histoire d’amour, genre nouveau pour la firme,
mais il est également quasi expérimental pour un divertissement
grand public. Totalement muet durant sa première moitié et avare
en dialogues dans sa seconde, WALL-E prend à revers les tendances
actuelles. C’est son intelligence suprême : Stanton réclame l’attention
du spectateur pour chaque image, afin de l’immerger dans le
récit. Et cette immersion est totale. Le charme et le charisme
des personnages, la fluidité de l’écriture, la justesse et la
profondeur des sentiments, la finesse des messages, les nombreux
et subtils gags, la somme incroyable d’idées, la perfection de
la mise en scène, le travail sur le son, la richesse des décors…
WALL-E est un spectacle total qui fascine, amuse, émeut, et pour
lequel les superlatifs manquent.
Conlusion : réservez cette
date, vous ne pouvez pas le manquer !
les 13-14-15 novembre 2008
Dans le cadre d’un train
de manifestations culturelles autour du thème de la rencontre
entre les cultures qui fera trois étapes entre Lasalle et St
Martin de Lansuscle / Ste Croix VF
Champ Contrechamp, ALEF
Productions et Cinéco proposent le vendredi 14 novembre à
Lasalle au foyer rural
Une journée Ciné-Palabre
Après midi à destination
des scolaires, projection « La Petite Vendeuse de Soleil »
(Djibril Diop Mambety –
Sénégal – Coul – 1998 - 45 min)
Suivie d’interventions
(palabres) de Momar Kane de la caravane Afrodream
Thèmes : l’enfance en
Afrique, le cinéma, l’importance féminine sur le
développement économique au Sénégal
L’idée est d’installer
un espace simple pour libérer la parole après la projection d’un
film dont les thèmes sont multiples et accessibles à tous.
Soir : Soirée autour
du dialogue interculturel
Projection du court métrage
« L'asile du droit » d'Henri de Latour accompagnée d'une
discussion
Repas en commun sur place
Projection « d’Andalucia »
le dernier film d’Alain Gomis
Prix du public Festival de
Belfort, Prix d'interprétation Festival de Namur
Soutenu par l'AFCAE, l'ACID
et le Groupement des Cinémas de Recherche)
Un réalisateur métis
franco-sénégalais met en scène un Maghrébin pour revendiquer
une place d'être humain, dans une société qui retrouverait la
mémoire.
Certains articles sont
extraits du magazine Diagonal, de la revue Première, du site de Télérama
http://www.telerama.fr/
ou de M.Cinéma avec l'aimable autorisation des rédacteurs.
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