français English Nederlands


Causses Cévennes
   Terroirs et Nature
    
sud Massif Central


  
causses-cevennes.com


      
     cinéma
   cineco cevennes



Anc. cartes postales
Architecture
Art & Culture
Cartes
Entreprises
Flore & Faune
Géologie
Histoire
Immobilier
Liens
Météo
Paysages
Produits régionaux
Tourisme



Tourisme
:
Campings
Chambres d'hôtes
Gîtes ruraux
Gîtes d'étapes
Gîtes groupe
Hôtel restaurants
Offices de tourisme
Randonnée
Randonnée équestre
Sites Internet touristiques

Sport et nature
Vacances autrement
Villages de vacances


    
Cévennes - Gorges du Tarn

Art & culture

Campings

Chambres d'hôtes

 Gîtes d'étape

Gîtes ruraux

Hôtel-restaurants

Petites entreprises

Produits terroir

Sports nature

Flore & faune

Séjours actives 

Ski Gard, Lozère

Villages vacances


Anciennes Cartes Postales

 

Florac
Ispagnac
La Malène

Le Pont de Montvert
Le Rozier
Les Vignes

Mende
Meyrueis
Montbrun
Ste Enimie
St. Germain de Calberte
Quezac
Portraits

 

  CINECO : cinéma itinérant en Cévennes
Cinéco
Cinéma itinérant en milieu rural
Siège social La Paillote 48110 St Martin de Lansuscle
Tél/Fax/Rép 04 66 45 94 41
CNC n° 7388371
cineco@free.fr
www.cineco.org
Adulte 5 euro  
Enfant (-12 ans) 3 euro
Forfait 4 places 16 euro
Barre des Cévennes
Florac
Ispagnac
Lasalle
Le Pont de Montvert
Rousses
Saumane
St André de Valborgne
Ste Croix Vallée Française
Ste. Enimie
St. Etienne Vallée Française
St. Frézal de Ventalon
St. Germain de Calberte
St. Jean du Gard
St. Martin de Boubaux
St. Martin de Lansuscle
St. Michel de Dèze
Vialas

Quoi Quand Ou ?

  

8 au fin mai

16/5 au 13/8

 

WALKYRIE
USA, 2009, 1h50
Un film de Bryan Singer
Avec Carice van Houten, Bill Nighy, Kenneth Branagh, Tom Wilkinson, Tom Cruise...
Film historique Suspense
Version française

S'il a toujours été un fidèle serviteur de son pays, le colonel Stauffenberg s'inquiète de voir Hitler précipiter l'Allemagne et l'Europe dans le chaos. Comprenant que le temps presse, il décide de passer à l'offensive : en 1942, il tente de convaincre plusieurs officiers supérieurs de la nécessité de renverser Hitler. Un an plus tard, tandis qu'il se remet de ses blessures de guerre, il rejoint la Résistance allemande pour mettre au point l'Opération Walkyrie destinée à éliminer le Führer.

Alors qu'il n'était au départ qu'un des nombreux conspirateurs, Claus von Stauffenberg se retrouve bientôt en première ligne : c'est lui qui devra assassiner Hitler...

Du génial Usual Suspects, vieux déjà de quatorze ans, on se souvient du rythme haletant et d'une narration vive, particulièrement brillante. Bryan Singer déploie les mêmes qualités pour raconter le complot d'officiers nazis contre Hitler, en 1944. La curiosité était grande : on attendait à la fois la résurrection de Tom Cruise et le retour de Singer comme metteur en scène surdoué après le décevant Superman returns. Sans compter que le sort s'est acharné sur Walkyrie : contestation autour d'un scientologue dans le rôle d'un résistant, négatifs endommagés, figurants blessés dans un accident de camion...

La curiosité était grande, et l'on n'est pas déçu. Plus qu'un enchaînement de spectaculaires scènes d'action, Walkyrie est un palpitant film d'espionnage et un thriller psychologique efficace.

AIDE-TOI ET LE CIEL T'AIDERA
France, 2008, 1h32
Un film de François Dupeyron
Avec Claude Rich, Félicité Wouassi, Fatou N'Diaye, Mata Gabin, Jacky Ido...
Comédie dramatique

Sonia, jolie black, mariée, quatre enfants, est aide familiale dans sa cité. Le jour où elle marie sa fille, le ciel lui tombe sur la tête. Robert, son voisin de palier octogénaire, est son seul recours. Plus blanc que lui, difficile de trouver. Plus serviable non plus, d'ailleurs... Mais dans la vie rien n'est gratuit. Sauf le hasard, si on sait en profiter.

L’éclectique filmographie de François Dupeyron s’enrichit d’un nouveau long métrage singulier et attachant. Le réalisateur de LA CHAMBRE DES OFFICIERS et MONSIEUR IBRAHIM ET LES FLEURS DU CORAN ancre son récit dans la réalité, celle de la banlieue. Mais ce qui l’intéresse avant tout, ce sont les personnages. Point de fatalisme ici, ni de clichés malheureux, juste l’observation pleine de tendresse d’une famille au sens large, pas épargnée par les galères. A travers la relation inédite entre les deux protagonistes principaux, Dupeyron verse dans le politiquement incorrect, sans jamais tomber dans la provocation, grâce à une humanité de tous les instants. Félicité Wouassi (LA HAINE, CLIENTE) campe une mère courage pleine de charme tandis que Claude Rich excelle dans le registre du vieux bonhomme solitaire. Autour d’eux gravite une foisonnante galerie de seconds rôles, que Dupeyron n’hésite pas à détailler, quitte à perdre ça et là le fil de la narration. Baigné de la lumière très travaillée d’Yves Angelo, rythmé par une solide bande originale, AIDE-TOI LE CIEL T’AIDERA est une valse à la fois piquante, émouvante et, malgré son point de départ plutôt macabre, pleine de vie.

SLUMDOG MILLIONAIRE
Royaume Uni, 2009, 2h00
Un film de Danny Boyle
Avec Irfan Khan, Anil Kapoor, Dev Patel, Mia Drake, Freida Pinto...
Comédie dramatique légère et énergisante
Version originale sous titrée
Cinémascope

Jamal est Indien, n’a que 18 ans, et est sur le point de remporter une fortune à l’émission star « Qui veut gagner des millions ? ». Etant issu des bidonvilles de Bombay, Jamal passe immédiatement pour un suspect. La police, qui le soupçonne d’avoir triché, décide de l’arrêter afin de percer ce mystère. Jamal va dès lors leur expliquer comment il a pu connaître toutes les réponses en racontant sa vie. Son enfance dans les bidonvilles, ses rapports complexes avec son frère, et son amour indéfectible pour la belle Latika, qu’il a perdue de vue depuis son enfance.

Près de deux ans après avoir livré l’un des films de science-fiction les plus aboutis depuis longtemps (SUNSHINE), le cinéaste anglais Danny Boyle continue de nous étonner. Toujours prompt à explorer divers genres aux codes établis, il se lance cette fois avec SLUMDOG MILLIONAIRE dans le conte « à la » Bollywood... sans les scènes musicales. On trouve dans ce drame humaniste tout ce qui fait des films indiens leur singularité : naïveté, optimisme à toute épreuve, lyrisme. Explorant le ghetto et la misère sans sombrer dans le pathos, Boyle s’intéresse surtout à ses personnages, leurs motivations, leurs sentiments, sans jamais les juger ou les observer via un prisme d’occidental paternaliste. Des aventures de Jamal, Salim et Latika émergent des émotions fortes, allant du rire aux larmes, du suspense insoutenable à la contemplation et rappelle inévitablement la puissance des classiques de Dickens. Bien sûr, on pourra reprocher à Boyle une certaine réalisation tape à l’œil. Mais cela sert la plupart du temps une ambiance faite de bruit et de fureur, un univers gorgé de détails signifiants, et offre à ce bijou quelques moments de pure tension qui feront battre le cœur du spectateur le plus blasé.

CHE L’ARGENTIN
USA, 2009, 2h07
Un film de Steven Soderbergh
Avec Benicio Del Toro, Demian
Bichir, Julia Ormond
Biographie Premier volet
Cinémascope,
Version française

Cuba, 1952 : le général Fulgencio Batista fomente un putsch, s'empare du pouvoir et annule les élections générales. Bravant ce dictateur, un jeune avocat, Fidel Castro, candidat à la députation sous la bannière du Parti du Peuple, passe à l'action.

Plutôt que de dérouler bêtement la vie du Che, Soderbergh choisit d’isoler deux pans de son histoire : la révolution castriste (1955-1959) dans le premier volet, et l’échec de la guérilla bolivienne (1967) dans le second (qui sera diffusé en juin). Un échafaudage mûrement réfléchi : les deux films sont furieusement complémentaires et symétriquement opposés.

Quoi que l’on pense de ses incursions dans le cinéma, Steven Soderbergh n’en est pas moins un grand cinéaste. Le premier épisode de CHE le prouve avec fracas. La principale surprise demeure sans conteste la sobriété du film : le cinéaste refuse d’asséner une opinion trop marquée (positive comme négative), et préfère capter avec une intensité folle l’aventure castriste. Il bâtit pour ce faire un écrin frisant la perfection. Allers-retours incessant entre les époques, voix-off, direction d’acteurs, intelligence de la mise en scène, précision du montage : tout concourt à l’efficacité, au dynamisme et à la puissance du récit. On ressort abasourdi de ce premier volet, tant Soderbergh nous plonge dans un déluge de faits et d’informations, qui nous permettent de cerner par nous même Guevara.

CHOMSKY ET CIE
France, 2008, 1h50
Un film de Olivier Azam et Daniel Mermet
Document
Présence de Daniel Mermet ou Olivier Azam lors du repaire ‘Là-bas si j’y suis’ du 30/5 à Florac (La Genette Verte)

A l’heure où impuissance et résignation l’emportent, le travail de Noam Chomsky est un antidote radical pour tous ceux qui veulent en finir avec la fabrique de l’impuissance et ses chiens de garde intello-médiatiques. Inlassable, inclassable, implacable, « l’intellectuel le plus populaire et le plus cité au monde » poursuit la mise à nu des mécanismes de domination avec une étonnante vitalité. Mais pas d’hagiographie, pas de prêt à penser. Souvent l’intellectuel est celui qui veut nous faire penser comme lui. Au contraire, Chomsky nous incite à développer par nous-mêmes une pensée critique contre les différentes formes de pouvoir et les idéologies qui les justifient. Il montre que les changements sociaux sont à notre portée.

Cinématographiquement parlant, ce documentaire consacré à Noam Chomsky, gourou « anarcho-socialiste » de Boston, n'a pas de valeur ajoutée significative comparé au reportage qui l'inspire, diffusé en mai 2007 dans ‘Là-bas si j'y suis’, l'émission « modeste et géniale » de Daniel Mermet sur France Inter. Les images d'archives de manifs au Nicaragua ou à Berkeley sont pour la plupart tirées d'un précédent doc (Les Médias et les illusions nécessaires, de Mark Achbar et Peter Wintonick, 1993). 

Chomsky & Cie joue cependant parfaitement son rôle de « film-outil d'autodéfense intellectuelle » (dixeunt ses auteurs) pour fourbir sa dialectique et contrer la malveillance d'une certaine presse et de la majorité des « intellectuels » français hostiles au penseur. Une remise à l'heure qui constitue une raison suffisante pour recommander ce ciné-tract, commenté en direct par son réalisateur à l’issue de la séance.

Mercredi 27 mai 18h Florac en partenariat avec Sup agro
Herbe de Matthieu Levain et Olivier Porte

Au coeur de la Bretagne paysanne, deux visions du métier d'éleveur laitier se confrontent.
Alors que des hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires...

Séance suivie d’un débat. ANNULEE
(1h16)
Entrée libre

la journée de la jupe
France, 2009, 1h28

Un film de Jean-Paul Lilienfeld

avec Nathalie Besancon, Denis Podalydès, Isabelle Adjani, Jackie Berroyer...

Comédie dramatique sociale

Un lycée d’une banlieue parisienne populaire et métissée. Sonia Bergerac est prof de français et s’apprête à donner un cours. L’ambiance est animée dès les couloirs, l’enseignante tente de ramener calme et ordre, mais l’électricité est palpable. Après une première altercation, un sac tombe et laisse sortir une arme...

Rares sont les films qui maintiennent le spectateur dans une cocotte minute comme LA JOURNÉE DE LA JUPE. Le ton est donné dès le premier plan. Tension, agitation, montée en puissance, ce récit d’enfermement déroule son fil implacable, et Jean-Paul Lilienfeld réussit avec un budget et un tournage serrés un « petit » film efficace et rentre-dedans. Où les maux actuels et problèmes de société à la française s’entremêlent : rôle et état de l’éducation, marche de manœuvre du corps enseignant, place des enfants d’immigrés dans la société, considération de la jeune fille en banlieue populaire, récupération de la religion, poids des médias, loi, ordre et morale… La matière est vaste, ambitieuse et casse-gueule, et le mérite du réalisateur est d’éviter les leçons et le film dossier. Il met à jour les évidences, en appuyant là où ça fait mal, dans une fiction à suspense version LA HAINE de Mathieu Kassovitz. Forme esthétisée en moins, car tout ici est brut de décoffrage : caméra à l’épaule, montage nerveux, décors rudimentaires, couleurs éteintes. Et Isabelle Adjani, fringuée comme un sac, coiffée les doigts dans la prise, le visage bouffi… saisissante. Elle porte dans sa chair cette prof acculée au point de non retour, avec une énergie et un désespoir confondants, face à des hommes dépassés (le proviseur, le flic) et des élèves à vif. Un voyage inédit et détonnant.

A propos

Alors qu’il ne trouvait pas de financement pour le grand écran, le film a finalement été tourné pour la télévision, mais, devant son succès au Festival de télévision de La Rochelle en 2008, et le bouche oreille qui a suivi, il a été sélectionné au Festival de Berlin 2009 et a trouvé un distributeur pour le cinéma.

La vague

Allemagne, 2009, 1h48

Un film de Dennis Gansel

Avec Max Riemelt, Jürgen Vogel, Frederick Lau, Jennifer Ulrich, Christiane Paul...

Drame Expérience

Cinémascope

Version originale sous titrée

Dans un lycée allemand, le professeur Wenger doit animer un atelier d’une semaine sur l’autocratie. Un de ses élèves prétend rapidement qu’ils en ont marre d’entendre encore parler du nazisme. Le professeur propose donc à l’ensemble de la classe de mener une expérience, comme un jeu de rôles grandeur nature, destinée à pousser les élèves à mettre en place un régime totalitaire. Première obligation : tous les élèves de la classe doivent porter une chemise blanche… Le test rencontre rapidement un grand succès auprès des élèves, et même ceux qui appartiennent à un autre groupe de travail. Si bien que les choses vont s’emballer et échapper au professeur.

Inspiré d`événements authentiques survenus en 1967 en Californie, le film transpose l`action en Allemagne, la renforçant. Dennis Gansel s`est déjà intéressé à l`éducation avec «Napola» (2004). Il démonte ici les rouages de la sujétion. Peut-on devenir un parfait fasciste dans n`importe quelles circonstances, pourvu que la recette soit bien appliquée ? L`Histoire peut-elle être évacuée ? Le ventre fétide d`où est sortie la bête immonde est-il encore fécond ? Autant de questions passionnantes, pour un film dont on sort réellement secoué.

Le che - 2ème partie Guerilla

USA 2009, 2h07

Un film de Steven Soderbergh

avec Joaquim De Almeida, Benicio Del Toro, Demian Bichir, Eduard Fernandez...

Biographie Film historique

Version française

Le Che, suite. Plus envoûtante encore que le premier volet. Normal : les défaites sont souvent plus intéressantes que les victoires. Celle de Bolivie, là où le Che a débarqué incognito pour répéter ce qui s'est passé à Cuba, est une véritable déroute. Un désastre de guérilla. Plusieurs raisons l'expliquent : le campement et la présence du Che découvert plus tôt que prévu, le non-soutien du PC bolivien, le manque de contact avec le réseau urbain, l'exfiltration manquée et l'arrestation de deux compagnons, dont Régis Debray...

Pourtant, même quand la situation est objectivement désespérée, quelque chose pousse encore Guevara et ses hommes. Leur conviction tenace les mène au jusqu'au-boutisme. Les coups au moral ne sont que passagers, l'ascèse révolutionnaire excluant le doute et l'émotion. A Cuba aussi, le combat était inégal, alors tout reste possible. Les deux films sont ainsi liés, et Soderberg fait en sorte qu'ils se répondent en permanence. Celui-ci est malgré tout plus mental, plus asphyxiant. On y sent l'étau qui se resserre, le manque de force, les handicaps qui s'accumulent. Il y a du donquichottisme pathétique dans ces images de rebelles devenus des loques. Une horde d'hommes des bois hirsutes, malades et affamés, qui s'enfoncent dans un cul-de-sac. Guérilla est au fond un grand film mystique. Avec un pur aux cheveux sales. Le Che selon Soderbergh, c'est ça : un monstre d'idéalisme qui peut tout, y compris faire croire qu'il n'y a pas de fin. Le comble, c'est qu'il avait vu juste : il continue de rayonner longtemps après sa mort.

dans la brume électrique

USA France, 2009, 1h57

Un film de Bertrand Tavernier

Avec Ned Beatty, Kelly MacDonald, Tommy Lee Jones, John Goodman, Peter Sarsgaard...

Policier électrique et poisseux

Version originale sous titrée

Dave Robicheaux est l’un des inspecteurs les plus tenaces du comté de New Iberia en Louisiane. Un matin brumeux, il découvre le corps sans vie et lacéré d’une toute jeune femme, qui offrait ses charmes aux hommes riches et puissants. Puis vient la découverte d’une autre victime… Dave fait la connaissance de la star de cinéma Elrod Sykes, qui tourne un film dans les environs et le mène vers le squelette d’un homme qu’il a trouvé dans les marais. Bientôt, le passé et le présent se mêlent imperceptiblement. Qui a tué les deux jeunes femmes ? Quelle est l’histoire du squelette ? Julius Balboni, une figure de la mafia locale, est-il impliqué ? Et qui en veut à la vie de Dave ?

L’américanophilie de Bertrand Tavernier est connue depuis belle lurette. 18 ans après avoir adapté un roman de Jim Thompson dans COUP DE TORCHON, le réalisateur va plus loin avec ce film : non content de s’inspirer d’un livre de James Lee Burke, il a décidé de tourner aux Etats-Unis, en langue anglaise. Et la réussite est indéniable. Fort d’un casting ahurissant entre «gueules» (Tommy Lee Jones, John Goodman) et jeunes pousses enthousiasmantes, DANS LA BRUME ELECTRIQUE affiche des personnages hauts en couleur dont les secrets sont révélés à la faveur d’un récit gigogne articulé avec talent. Fidèle au « roman noir » à l’américaine, Tavernier englue son film dans une ambiance moite et étouffante. On ressort envoûté de cette enquête.

welcome

France, 2009, 1h50

De Philippe Lioret

Avec Thierry Godard, Yannick Rénier, Audrey Dana, Vincent Lindon...

Drame social

Cinémascope

Bilal, un jeune Kurde ne parlant pas un mot de français, arrive illégalement à Calais dans l’espoir de passer en Grande-Bretagne où il aimerait devenir footballeur et, surtout, retrouver sa petite amie dont il n’a plus de nouvelles depuis longtemps. A Calais, de son côté, Simon vit assez mal son récent divorce. Toujours amoureux de sa femme, il a du mal à la voir s’éloigner. Un jour, alors que Bilal décide de s’entraîner à la natation pour un jour tenter de traverser la Manche à la nage, il fait la connaissance de Simon, maître nageur dans une piscine municipale. Au début leur relation est tendue, surtout que le jeune homme ne sait pas bien nager.

Alors que l’on appréciait chez lui son sens du récit (L’EQUIPIER) et cette manière de ne pas avoir peur ni honte des émotions (JE VAIS BIEN NE T’EN FAIS PAS), Philippe Lioret fait avec WELCOME un pas en avant bluffant. Non seulement cet appel à la désobéissance incroyablement ancré dans son temps et totalement pertinent montre un cinéaste qui n’a pas peur d’aller là où on ne l’attend guère, mais c’est surtout un film ambitieux et globalement très réussi. Ambitieux, WELCOME l’est quand il cherche à réunir dans un même mouvement cinématographique l’effrayante réalité des clandestins voulant passer en Grande-Bretagne à des éléments plus romancés comme les tourments du couple Vincent Lindon-Audrey Dana. Tout le pan hyper documenté sur les conditions de vie des clandestins est littéralement bluffant. La caméra, discrète mais maîtrisée, fait des merveilles. Malgré la superbe interprétation de Vincent Lindon en ours qui s’ouvre à la vie, le côté romancé de WELCOME, que l’on retrouve aussi avec la famille en Angleterre, tient un peu moins bien la route. Mais ce n’est pas parce qu’un film est parfois bancal qu’il est raté. Loin de là même comme le prouve cet étonnant WELCOME qui restera dans les mémoires.

A propos

Philippe Lioret avait envie depuis longtemps de tourner un film sur « ces types qui, fuyant leurs pays malades, veulent à tout prix rejoindre cet Eldorado qu’est l’Angleterre à leurs yeux ». En en discutant avec Olivier Adam (romancier et coscénariste de WELCOME), ils se sont dit que cet endroit [à Calais] était un peu notre frontière mexicaine à nous. C’est en apprenant auprès des bénévoles d’associations d’aide aux réfugiés que certains des jeunes clandestins tentaient de traverser la Manche à la nage, que les auteurs ont eu l’idée du scénario.

ponyo sur la falaise

Japon, 2009, 1h55

Un film de Hayao Miyazaki

Animation Dès 6 ans et jusqu’à 106 ans

Version française

Le petit Sosuke, cinq ans, habite un village construit au sommet d'une falaise qui surplombe la Mer Intérieure. Un beau matin, alors qu'il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve, et décide de la garder avec lui dans un seau. Ponyo est aussi fascinée par Sosuke que ce dernier l'est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto - un sorcier autrefois humain qui vit tout au fond de la mer - la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s'échappe pour retrouver Sosuke.

Oubliez les pin-up aquatiques et leurs queues de poisson sexy. Quand Miyazaki réinvente la Petite Sirène, elle n'a plus rien de commun avec les Miss Flots-bleus de chez Disney. Pêcheur de trésors, le maître de l'animation japonaise a ramené dans ses filets un minuscule alevin rouquin aux rondeurs naïves, aux grands yeux curieux: l'aînée d'un fretin de petites soeurs identiques, qui rêve de devenir humaine.

C”est le début d'une ample légende à l'eau salée, d'un dessin animé à la hauteur des grandes espérances que suscite toute nouvelle oeuvre de Hayao Miyazaki. Après Le Château ambulant, en 2005, génial charivari de créatures magiques et de machines délirantes, le créateur du mythique Studio Ghibli continue de surprendre et d'éblouir. Son univers ressemble à l'océan qu'il magnifie, homogène en surface, mais infiniment fertile et mystérieux en profondeur. Chaque goutte d'eau, chaque brin de plancton recèle une présence, vibre de magie. La mer elle-même a une âme, immense déesse terrible et bienveillante, génitrice de Ponyo et de ses soeurs. L'influence du shintoïsme, mélange d'animisme et de polythéisme, irradie tous les contes du cinéaste et en particuler celui-ci.

Un régal pour les enfants, et pas moins pour ceux qui les accompagnent.

 

gran torino

USA, 2009, 1h55

Un film de Clint Eastwood

Avec Brian Haley, John Carroll Lynch, Geraldine Hughes, Clint Eastwood...

Drame Suspense

Version française

Cinémascope

Walt Kowalski, vétéran de la Guerre de Corée, vient de perdre sa femme. Inflexible, raciste, encore moralement bloqué dans les années 50, Walt n’a guère de relations avec ses fils, qui le lui rendent bien. Un jour, une famille Hmong (une ethnie asiatique originaire du Vietnam) s’installe dans la maison d’à côté. Walt voit d’un mauvais œil la désertion du quartier par les « vrais Américains » et entend bien n’avoir aucun lien avec ses voisins. Une nuit, le jeune Thao, forcé par un gang, tente de voler la voiture de Walt, une Ford Gran Torino de collection. Walt l’en empêche in extremis. La nuit suivante, le gang agresse Thao et sa famille. Walt les sauve et fait fuir les jeunes malfrats. Bientôt, il va se lier d’amitié avec Thao et sa sœur Sue.

Clint Eastwood est un sacré bougre : quelques mois seulement après l’excellent L’ECHANGE, il déboule déjà avec un nouvel opus, et parvient une nouvelle fois à viser juste. Si GRAN TORINO est traversé de thèmes purement eastwoodiens (l’adieu aux armes, la remise en question de l’héroïsme), le metteur en scène décide d’en finir avec son personnage de justicier solitaire. L’acteur/réalisateur joue donc avec délice avec son image, rajoute des caisses sur les insultes racistes et le caractère renfrogné de son personnage, pour mieux mettre en lumière sa lente ouverture au monde. GRAN TORINO déborde de vie : il est traversé de nombreux moments franchement poilants tout en ne perdant jamais de vue le pan dramatique et émouvant de son histoire. Un spectacle hautement recommandable à la fois humain, drôle, émouvant et divertissant. Du cinéma comme on l’aime.

OSS 117 Rio ne répond plus

France, 2009, 1h40

Un film de Michel Hazanavicius

Avec Serge Hazanavicius, Laurent Capelluto, Jean Dujardin, Louise Monot...

Comédie décalée Espionnage pipeau

Cinémascope

Douze ans ont passé. Hubert Bonisseur de la Bath alias OSS117 est toujours là pour sauver la France. Mais il ne s’est pas aperçu que le monde a changé. Il doit partir à Rio récupérer un microfilm compromettant pour son gouvernement. Il doit faire équipe avec Dolores… une agent du Mossad, le service secret israélien. Ensemble, ils doivent infiltrer le milieu nazi survivant dans les palaces brésiliens. OSS117 va apprendre l’amour vraiment libre, découvrir les hippies qui veulent refaire le monde sans la guerre. Très vite, il va se sentir un peu paumé avec ces nouvelles notions si éloignées des siennes… Son enquête va le mener au fin fond de l’Amazonie.

Il est facile de comparer OSS 117 à AUSTIN POWERS, mais contrairement à Mike Myers, Jean Dujardin reste toujours dans son personnage et ne part jamais dans une improvisation détachée de l’histoire. Nous n’avons pas ici affaire à une parodie, mais à un pastiche. Si le premier opus était déjà divertissant, Michel Hazanavicius passe ici à la vitesse supérieure. On est constamment réjoui par l’écriture fine, le jeu subtil des acteurs et la réalisation soignée. Enfin quelqu’un est capable de nous proposer des divertissements dignes de ceux de Philippe de Broca tels que L’HOMME DE… RIO (justement !) ou encore LES TRIBULATIONS D’UN CHINOIS EN CHINE. La OSS 117 girl est aussi une vraie révélation : on suivra désormais Louise Monot de très très près. D’habitude, les comédies françaises négligent l’aspect esthétique : ce n’est pas le cas ici. On n’espère qu’une chose : que la même équipe remette le couvert un de ces jours avec le même brio.

L’Âge de glace 3

le temps des dinosaures

USA, 2009, 1h40

Un film d’animation de Carlos Saldanha

Distraction Tout public

La sortie nationale étant annoncée le 3 juillet, nous avons juste pu visionner la bande annonce du nouvel opus de l'âge de glace. On y retrouve la même fine équipe, Manny le mammouth, Sid le paresseux et Diego le tigre à dents de sabre, cernée par Scratch, toujours inlassablement à la quête de son gland.

Au delà de ces courts extraits, impossible de se faire une opinion plus étayée, aucune critique à l’horizon, même pas à l’étranger puisque le film sort le même jour dans le reste du monde.

Le dilemne pour les programmateurs de Cinéco était alors de le programmer en aveugle (et en 4ème semaine, ce qui est déjà un challenge), ou de le repousser à l’automne, hors saison, au risque de ne pas le diffuser en cas de saturation des sorties.

Alors on s’est dit qu’après un 2ème volet meilleur que le 1er, qui a connu un succès immense partout dans le monde, nos animaux préhistoriques déjantés seront sans doute capables de faire aussi bien. Et puis les dinosaures, ça doit motiver...

Voilà tout ce que nous pouvons vous dire pour le moment. Rendez-vous donc à partir du 29 juillet, pour un bon moment de détente familiale.



Indiana Jones 4
LE ROYAUME DU CRÂNE DE CRISTAL
USA, 2008, 2h03
Un film de Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Karen Allen, Shia LaBeouf, Cate Blanchett, John Hurt...
Aventure Action
Cinémascope
Version française 
L'archéologue le plus connu de la planète est de retour pour une quatrième aventure. Accompagné de nouveaux acolytes, il part à la recherche du mythique Crâne de Cristal. Mais quelle en est l'origine et les pouvoirs ? 
Autant le dire d’entrée : Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal ne nous a pas déçus. A ceux chez qui le film suscite cette attente très particulière que la saga de Spielberg (à la mise en scène) et Lucas (inventeur du personnage et producteur) a su nourrir depuis sa création il y a vingt-cinq ans, on peut affirmer que le contrat est rempli. Certes, on pouvait espérer que ce volume IV des aventures de l’archéologue baroudeur nous entraîne au-delà des conventions que ses créateurs ont eux-mêmes inventées. C’est sans doute demander l’impossible à Spielberg, dont le surmoi artiste ne prend jamais le risque de supplanter la raison du box-office : il tient ses promesses, et ce n’est déjà pas si mal. 

les citronniers
Israël Allemagne France, 2008, 1h46
Un film de Eran Riklis
Avec Ali Suliman, Tarik Kopty, Rona Lipaz-Michael, Doron Tavori, Hiam Abbass..
Drame
Version originale sous titrée
Salma vit seule dans un petit village palestinien de Cisjordanie à la frontière avec Israël. Veuve, elle subsiste grâce aux faibles revenus que lui procurent ses citronniers, hérités de son père, comme la maison familiale. Un jour, sa vie est bouleversée quand le Ministre de la Défense israélienne et son épouse, Mira, viennent s’installer dans le voisinage. Un mirador, des clôtures et des barbelés sont implantés, mais pour les services secrets, il faut aussi arracher les arbres fruitiers pour des raisons de sécurité. Malgré le dédommagement proposé, Salma entend sauver ses précieux citronniers. Aidée de Ziad, un jeune avocat palestinien, elle ira jusqu’au bout, y compris devant la Cour Suprême israélienne.
Il y a bien des points communs entre LES CITRONNIERS et LA FIANCEE SYRIENNE, la précédente fiction de Eran Riklis. Ainsi, le réalisateur dirige à nouveau Hiam Abbass, pour la seconde fois il co-écrit le scénario avec Suha Arraf, l’histoire a pour toile de fond le conflit israélo-arabe, elle se déroule à la « frontière » israélienne et, dans l’un comme dans l’autre, le cinéaste dresse de beaux portraits de femmes fortes (magnifique Hiam Abbas, tout en retenue) qui essaient de lutter contre l’oppression. Avec LES CITRONNIERS, on serait ainsi tenté de reprocher à Eran Riklis de choisir la facilité et de nous servir du réchauffé. Classique dans sa manière de raconter, mais sans être pour autant académique, le réalisateur parvient cependant à provoquer un sentiment d’empathie chez le spectateur. On est ému par le drame que vit Salma et son combat, comme on est sensible à la lente émancipation de Mira. Deux femmes dont les « petites histoires » rejoignent la grande, tragique, du Proche-Orient. Deux femmes qui pourraient être amies, mais qui ne peuvent le devenir en raison des interdits, du poids des préjugés, en bref, de l’absurdité des hommes. 

un conte de Noël
France, 2008, 2h30
Un film de Arnaud Desplechin
Avec Catherine Deneuve, Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric, Jean-Paul Roussillon, Anne Consigny...
Comédie dramatique
Cinémascope
Henri a de gros ennuis professionnels et financiers. Pour éviter à leur père Abel d’hypothéquer, Elizabeth décide de payer les dettes de son frère, à condition qu’Henri disparaisse de sa vie et de la famille. Cinq ans passent, Noël approche. Junon, la mère, apprend qu’elle a un cancer rare, qui couve, et que seul un donneur descendant et compatible pourrait sauver, grâce à sa moelle osseuse. Tout le monde se réunit dans la maison d’Abel et Junon à Roubaix. L’aînée Elizabeth, son fils ado perturbé Paul et son mari Claude. Le cadet Ivan, sa femme Sylvia et leurs deux garçons. Le cousin Simon. Et Henri, convié par Paul, qui débarque avec Faunia. Retrouvailles, confrontations, révélations, secrets consanguins, ce noël va bouleverser le cercle familial.
Irrémédiablement travaillé par l’individu et le collectif, le doute et l’agitation, l’intime et la mort, Arnaud Desplechin revient quatre ans après ROIS ET REINE, avec un ballet hivernal magistral. Le lien familial nourrit ici un récit tentaculaire, d’une densité rare, où les ombres du passé et les éclats du présent s’entrechoquent avec fracas. Mais aussi avec malice, car, au-delà des traumas enfouis et du tragique qui menace, la vivacité et l’ironie des vivants mènent la danse. Le cinéaste/orfèvre déroule ainsi son kaléidoscope humain avec maestria : mise en scène et montage embarquent le spectateur dans un voyage nourri de jeux avec les codes (ouverture à l’iris), les accélérations et les respirations, où chaque convive a son histoire et existe à l’écran, comme autant de voiles qui se dévoilent. Dans cet univers provincial et bourgeois, où l’on brique l’argenterie, où l’on va à la messe de minuit et où l’on invite la « bonne amie » de l’aïeule, on reste aussi rock’n’roll, en affirmant « c’est moi qui ai un cancer » et « je ne t’ai jamais aimé » avec le sourire, ou « toi tu comptes pas », avant de s’en prendre une. Enfin, les interprètes de ce bal tragi-comique étincellent, des membres fidèles du pays des merveilles de Desplechin (Amalric, Devos, Roussillon, Girardot) aux néophytes (Poupaud, Consigny), et Catherine Deneuve règne de son aura terriblement humaine, quand elle s’emballe comme quand elle s’écroule. Eblouissant. 

Le monde de narnia
Chap 2 Prince Caspian
USA 2008, 2h23
Un film de Andrew Adamson
avec Anna Popplewell, William Moseley, Georgie Henley, Skandar Keynes...
Aventure Imaginaire Tout public
version française
Cinémascope

Depuis les derniers événements, 1300 années ont passé dans le monde de Narnia. La magie est interdite et les créatures mythiques ont préféré se cacher des hommes qui ont pris le pouvoir. Le Prince Caspian, véritable héritier du trône, est menacé par le terrible Miraz, son oncle, qui brigue le pouvoir suprême.

Dans l'imaginaire de C.S. Lewis (le créateur de la saga Narnia), le réalisateur a puisé les éléments d'une réflexion sommaire sur les notions de loyauté, de filiation, de liberté et de tolérance. Rien de très neuf dans la traditionnelle empoignade entre les gentils et les vilains, mais elle est sublimée ici par une création visuelle impressionnante. La sophistication des ordinateurs permet de donner une réelle présence aux créatures les plus originales et met en place d'énormes séquences de batailles. Un riche mélange pour donner de la consistance à un cinéma de spectacle, de poésie, d'innocence et de fantastique qui transportera le spectateur candide.

Valse avec bachir

Allemagne, France Israël, 2008, 1h27
Un film de Ari Folman
Genre nouveau ! Docu-fiction d’animation
Version française

Un voyage dans les profondeurs de Beyrouth-Ouest pendant les massacres de Sabra et Chatila... "J’ai été enrôlé dans l’armée avant mes 17 ans. En Septembre 1982, j’arrivais à Beyrouth Ouest avec l’armée israélienne, après l’assassinat du président Libanais Bachir Gemayel, le jour de sa nomination. Je quittais Beyrouth Ouest trois jours plus tard, j’étais une toute autre personne, témoin de l’atrocité des massacres des camps de Sabra et de Chatila. Cette histoire est mon histoire, que j’ai décidé de raconter après plus de vingt ans."

Le réalisateur Ari Folman inaugure un genre nouveau, le documentaire d’animation. Il retrace la guerre au Liban au début des années 80 par le biais d’un docu-fiction constitué de dessins animés. Le film apparaît comme une thérapie psychanalytique : son réalisateur a mis quatre années pour l’achever et c’est de son propre passé de soldat qu’il essaie de se souvenir. Pour reconstituer le puzzle de sa mémoire, il rencontre d’anciens camarades, jeunes soldats comme lui, traumatisés comme lui, encore hantés par des cauchemars. Le recours à l’animation s’avère particulièrement judicieux puisqu’il permet l’insertion de séquences de fiction cauchemardesques ou oniriques, comme cette inquiétante meute de chiens féroces du début. A mesure qu’il panse ses blessures intérieures, Ari Folman donne également une dimension politique à son discours. Il va à l’encontre d’une mémoire officielle, parfois sélective, qui oublie par exemple que le massacre des réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, par les phalangistes chrétiens s’est effectué sous les yeux de l’armée israélienne. Une démarche innovante et courageuse.

Back soon

France, 2008, 1h32
Un film de Solveig Anspach
Avec Julien Cottereau, Olafur Darri Olafsson, Didda Jonsdottir, Joy Doyle...
Comédie
Version originale sous titrée

Anna Halgrimsdottir est une dealeuse de marijuana fantasque. Elle vit à Reykjavik avec ses deux garçons, le petit Krummi et le grand Ulfur, mais commence à en avoir marre de son commerce et surtout du climat. Elle voudrait bien changer de cadre de vie. Mais voilà, son affaire rapporte bien, et elle veut trouver un acquéreur capable de lui payer un bon prix pour le business à céder, avec comme clé de voûte son portable, baguette magique qui la lie à tous ses clients. Mais les choses ne sont jamais simples en Islande, et Anna se retrouve embarquée dans un méli-mélo durant 48 heures, le temps pour son contact de rassembler l’argent de la vente. Avec en chemin, une bande de joyeux allumés, une maison qui devient la salle d’attente numéro un de l’île, et... une oie qui sonne !

L'Islande, Solveig Anspach connaît bien. Elle a grandi en France, mais elle est née sur cette terre de glace à laquelle elle a consacré plusieurs documentaires ainsi qu'une fiction, Stormy Weather, où apparaissait déjà Didda Jonsdottir (Anna). Cette sacrée bonne femme, poétesse et éboueuse dans la vraie vie, méritait bien un film dont elle serait le centre. Autour d'elle, Solveig Anspach a brodé une histoire rocambolesque, quarante-huit heures un peu folles au cours desquelles son héroïne doit affronter moult pépins en pleine nature, comme l'ingestion de son précieux téléphone par une oie qui n'arrête pas, fatalement, de sonner. Le film, tantôt coolissime, tantôt rugueux, chemine en zigzaguant, libre comme l'air polaire.

kung fu panda

USA, 2008, 1h35

Un film de Mark Osborne et John Stevenson

Animation Tout public

Po, apprenti serveur dans un restaurant de nouilles, rêve de combattre aux côtés des plus grandes stars du Kung Fu. Par un coup du sort, Po est élu pour apprendre le Kung Fu et défendre la vallée contre la perfide Tai. Bien que simple débutant, Po ne compte pas renoncer et se donne du mal pour faire ses preuves et faire taire ceux qui doutent de lui. Il découvrira au fil de ses aventures que la plus grande de ses faiblesses pourrait bien être sa plus grande force.

Tentant de rattraper leur retard sur leurs frères ennemis de chez Pixar (RATATOUILLE), l’équipe de Jeffrey Katzenberg tente le tout pour le tout et se lance le défi de créer un nouvel univers parodique et de donner naissance à une franchise au récit jouant moins sur la succession de gags que sur une véritable histoire. Le film déborde de trouvailles drolatiques et s’appuie avec délice sur le talent de l’impayable Jack Black et son imparable sens du rythme et de la vanne. Mais il a aussi la patience de prendre racine sur un scénario sensiblement plus dense que ses prédécesseurs, des émotions simples mais palpables et un personnage de looser certes archétypal mais joliment croqué.

Be happy
Angleterre, 2008, 1h58
Un film de Mike Leigh
Avec Eddie Marsan, Sally Hawkins, Nonso Anozie, Samuel Roukin, Alexis Zegerman...
Comédie
Cinémascope
Version originale sous titrée

Institutrice dans une école du nord de Londres, Poppy vit avec sa colocataire Zoé. Déjantée et toujours joyeuse, elle prend la vie du bon côté, que ce soit en soirée avec ses amis, qu’à l’école. Alors qu’elle a décidé de préparer son permis de conduire, elle fait la connaissance de Scott, professeur d’auto-école nerveux. La personnalité plus que décalée de Poppy l’agace au plus haut point...

Amélie Poulain a une cousine anglaise ! Elle vit à Londres, s’appelle Poppy et c’est l’héroïne du dixième long métrage de Mike Leigh. Comme pour marquer cet anniversaire, le réalisateur de NAKED, SECRETS ET MENSONGES et VERA DRAKE, plutôt enclin à donner dans le drame ou les situations délicates, a décidé de positiver. Il esquisse le portrait d’une jeune femme que l’on aimerait tous avoir pour copine, petite amie, sœur ou maîtresse d’école. Entièrement axé autour de ce magnifique personnage, excentrique, généreux et attachant au possible, BE HAPPY redonnerait le sourire à n’importe quelle âme en peine. Egalement scénariste, Mike Leigh se fend d’un script aussi drôle que tendre. Il apporte un soin tout particulier aux dialogues, désopilants, et aux situations, souvent dantesques. Débordante d’énergie, l’actrice Sally Hawkins, déjà au casting de VERA DRAKE, fait preuve d’un naturel sidérant, qui confère au film un côté quasi documentaire. Le spectateur vit littéralement la vie de l’héroïne à ses côtés. L’occasion pour lui de croiser une galerie de personnages hauts en couleurs…

A propos

Sally Hawkins a remporté l'Ours d'argent du Prix d'interprétation féminine au Festival de Berlin en 2008 pour sa composition.


la zona

Mexique, 2008, 1h38
Un film de Rodrigo Plá
Avec Daniel Gimenez Cacho, Maribel
Verdú, Daniel Tovar, Carlos Bardem...
Drame Réalisme
Cinémascope
Version originale sous titrée
Avertissement : des scènes, des propos
ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Mexico. A côté des quartiers populaires, à la limite des bidonvilles, se tient La Zona, cité résidentielle ultra protégée, séparée par des murs, et régie par des codes et des lois internes. Une nuit d’orage, un poteau électrique s’écroule sur le mur. Trois adolescents l’escaladent et pénètrent la cité interdite. Ils décident de cambrioler une maison, mais les événements tournent mal. Très mal. Restant accrochés à leurs acquis, les résidents ne veulent pas ébruiter l’affaire, malgré la venue de la police, et souhaitent avant tout régler les choses par eux-mêmes. Quitte à bafouer toute éthique. Témoin muet de leurs agissements, le fils de l’un d’eux se retrouve plongé dans cette spirale infernale.

Entre anticipation et actualité, le jeune réalisateur Rodrigo Pla livre un premier film maîtrisé et tendu comme la corde d’un arc. En un peu plus d’une heure et demie, il déroule en effet une intrigue prenante et implacable, au service d’une fable plus réaliste qu’il n’y paraît. Fossé des barrières sociales et culturelles, individualisme à tout crin, protectionnisme extrême, loi du plus puissant, jusqu’où l’être humain va-t-il pour se sentir protégé de l’extérieur, de l’autre, et finalement de lui-même ? Jusqu’à la sauvagerie ? Aucun dogmatisme politique cher aux années 70 dans cette chasse à l’homme de l’an 2000. LA ZONA joue au contraire la carte du conte cauchemardesque, où la forêt est devenue une citée blindée de caméras de surveillance. De même, la fiction repose sur une forme travaillée, avec un format scope, une image et une mise en scène soignées, un montage précis et des vedettes. Ce film brille par son ambition et dévoile les premiers pas d’un réalisateur à suivre de près.

A propos

En 2007, LA ZONA a reçu le Lion du futur du meilleur premier film à Venise, le Prix de la critique internationale à Toronto, le Prix du meilleur scénario à Athènes, le Prix du public à Montréal et le Prix du meilleur premier film à Stockholm.

The dark knight

USA, 2008, 2h27
Un film de Christopher Nolan
Avec Maggie Gyllenhaal, Aaron Eckhart, Michael Caine, Christian Bale, Heath Ledger..
Action Super héro
Cinémascope
Version française

Batman et le lieutenant de police James Gordon ont uni leurs efforts pour tenter d’éradiquer le crime organisé de la ville de Gotham. Bientôt, le procureur Harvey Dent, « chevalier blanc » de la cité, souhaite s’allier à eux. Mais leur mission va s’avérer bien plus compliquée que prévue. Un criminel sans foi ni loi, se faisant surnommer le Joker, sème le chaos dans Gotham. Bien décidé à distiller la mort et la violence dans la ville, il compte avant tout faire tomber ceux capables de l’en empêcher. Batman, Dent et Gordon se retrouvent alors en ligne de mire d’un fou furieux que rien, même pas la puissance mafieuse, ne peut arrêter...

Dès la première scène de THE DARK KNIGHT, toute en étouffante tension, Christopher Nolan, enfin totalement maître de sa mise en scène, cloue le public à son siège. Avec la ville de Chicago en terrain de jeu figurant la cité de Gotham (exit les décors en carton pâte du précédent opus), Nolan confirme immédiatement ses ambitions : son super-héros n’a rien de fantasmagorique, et évolue dans un univers ultra-réel de polar urbain. Loin des cauchemars gothiques ultra-stylisés de Tim Burton, à mille lieux du délire « queer » de Schumacher, le Britannique entend davantage s’approprier les thèmes de la BD pour en faire un long métrage bien dans son temps, plutôt que de livrer une version filmée esthétiquement respectueuse du « comic ». Résultat : du vrai grand cinéma de divertissement, et de très loin la meilleure aventure de Batman sur grand écran. Vivement la suite !

Eldorado

Belgique France, 2008, 1h25
Un film de Bouli Lanners
Avec Fabrice Adde, Bouli Lanners, Philippe Nahon, Didier Toupy...
Comédie légèrement dramatique
Cinémascope

La quarantaine rondouillette, Yvan mène une existence pépère dans le pays wallon. Il vit seul et, dingue de voitures « vintage », achète, traficote et revend de belles caisses. Un jour, il rentre chez lui et découvre qu’il a été cambriolé. Autre grande surprise, le cambrioleur est toujours là, planqué sous son lit. Après une nuit de discussion, le voleur prend la fuite mais Yvan le fait tomber dans les escaliers. Le duo improbable se retrouve donc face à face, et au fil de la discussion, ce dernier propose de raccompagner Elie, son agresseur, chez ses parents. Un étrange voyage commence, le long des routes désertes, le temps pour les deux hommes de passer du temps ensemble et d’apprendre à se connaître.

Deux zozos en vadrouille sur les routes de Belgique : un vendeur de voitures américaines et un jeune toxico. Intrigue minimaliste, avec bouffées surréalistes et/ou tragiques : Bouli Lanners, qui signe ici son deuxième film et interprète le rôle principal, filme magnifiquement, à coups de travellings qui sont autant de tableaux, la solitude des êtres sous les cieux - vides - de Wallonie. Mais il ménage aussi des intermèdes comiques et un splendide moment d'émotion, vision d'un éden perdu. Un road-movie dépressif, et drôle, et tendre.

A propos

Si l'histoire de ce film est fictive, elle reste néanmoins inspirée de faits réels mélangée à des moments de pure invention. Bouli Lanners, le réalisateur est rentré chez lui une nuit et a surpris deux cambrioleurs, l'un caché sous le lit, l'autre sous le bureau. Un moment de vie improbable qui a construit l'univers de ce film.

Gomorra

Italie, 2008, 2h15

Un film de Matteo Garrone
Avec Gianfelice Imparato, Toni Servillo, Salvatore Abruzzese, Simone Sacchettino...
Comédie dramatique lourde
Cinémascope
Version originale sous titrée
Grand Prix - Cannes 2008

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Le pouvoir, l’argent et le sang. Dans un univers apparemment loin de la réalité, mais bien enraciné dans notre monde, telles sont les « valeurs » avec lesquelles les habitants de la province de Caserta, entre Aversa et Casal di Principe, doivent composer chaque jour. Personne n'est libre de ses choix. Tout le monde doit suivre les règles du système, celles de la Camorra. Seuls les plus riches peuvent envisager de mener une vie « normale ». Un voyage dans le monde affairiste et criminel de la mafia où se croisent les destins de Toto, Don Ciro, Maria, Franco, Roberto, Pasquale, Marco, tous chevillés au crime organisé...

Oubliez LES AFFRANCHIS, LE PARRAIN, LES SOPRANO ou SCARFACE. Tel semble être le message que lance Matteo Garrone avec son long métrage GOMORRA. Le voyage auquel il nous invite se veut tout sauf divertissant ou clinquant. Pour coller au plus près de la réalité, le cinéaste adopte un style visuel réaliste et brutal, qui s’avère payant. Nerveuse, ultra-découpée sans être épileptique, refusant l’enjolivement, sa mise en scène construit un sentiment d’imprévisibilité étouffant. Garrone lorgne parfois même du côté du documentaire, lorsqu’il pose sa caméra dans l’immense cité dortoir qui sert de décor au film, et observe le quotidien des plus pauvres. Narrativement, l’enjeu de GOMORRA n’est pas tant de construire un récit que de faire ressentir un point de vue et de démasquer une bonne fois pour toutes le crime organisé, cancer de la société italienne en général, et napolitaine en particulier. A tel point que cette complexité, cette construction proche d’un puzzle impressionniste, empêchent GOMORRA de totalement embarquer le spectateur, et forment à la fois sa principale qualité. On ressort secoué et sali de cette expérience filmique hautement déstabilisante, mais certain d’avoir touché à un pan d’une vérité trop souvent occultée.

le premier jour du reste de ta vie

France, 2008, 1h54

Un film de Rémi Bezançon
Avec Zabou Breitman, Jacques Gamblin, Marc-André Grondin, Déborah François...
µ
Comédie dramatique touchante
Cinémascope

Marie-Jeanne et Robert Duval ont trois enfants : Albert, Raphaël et Fleur. Le portrait de leur famille s’esquisse sur une douzaine d’années, à travers cinq journées particulières. Cinq jours décisifs dans la vie d’une famille de cinq personnes, cinq jours plus importants que d’autres où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain

Ma vie en l’air était prometteur. On a bien fait d’y croire. Rémi Bezançon confirme de manière brillante avec ce second film. En s’intéressant aux membres d’une famille lambda, fière de son appartenance aux classes moyennes, Bezançon leur distribue une universalité salvatrice, une dose de magie bienveillante, qui malgré leurs errances, les rend tour à tour drôles et émouvants. Il aime ses personnages et nous conduit à partager ses sentiments. A travers une mise en scène et un montage fantaisistes nourris aux rêves, Bezançon, virtuose, abandonne les illusions pour l’espoir, le cynisme pour la tendresse. Cette tendresse d’un artiste tout puissant et pourtant vulnérable, vis-à-vis des créatures animés qu’il a forgé dans les fissures de ses propres interrogations. Un petit chef d’œuvre d’intelligence qui épouse les formes du cinéma commercial pour imposer sa sensibilité lunaire. Brillant.

Entre les murs

France, 2008, 2h10
Un film de Laurent Cantet
Avec François Bégaudeau, Nassim Amrabt, Laura Baquela, Juliette Demaille...
Comédie dramatique Réalisme
Cinémascope
Proposé par les ados de l'Oustal
Palme d’Or - Cannes 2008.

François est un jeune professeur de français d’une classe de 4ème dans un collège difficile. Il n’hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu. Mais l’apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques.

Après les chaines d’usine, les salles de classe. Pour son cinquième long métrage, Laurent Cantet scrute à nouveau un haut lieu de la société, avec une approche des plus réalistes. Attention toutefois, comme RESSOURCES HUMAINES, ENTRE LES MURS est bien une fiction. Cantet filme certes de vrais élèves, de vrais professeurs, de vrais conseillers d’orientation. Mais tous se retrouvent acteurs le temps du tournage. Avec à jouer, sinon des textes détaillés, des situations préétablies, quasiment toutes issues d’« Entre les murs », roman de François Bégaudeau. En plus de collaborer au scénario, ce dernier rendosse son costume de professeur devant la caméra. Il est le point d’ancrage de cette judicieuse entreprise, parfaitement maîtrisée. Pas une seule faute de jeu à l’écran, enseignants et élèves se montrent d’un naturel sidérant. Si bien que la frontière entre fiction et réel s’estompe complètement. Nous voilà assis au beau milieu de la classe, mais embarqués par l’efficacité de la narration, avec un récit construit, prenant de l’épaisseur sur la durée. A mi-chemin entre le constat, le drame social et la comédie désopilante, ENTRE LES MURS aborde tous les sujets importants de la vie à l’école, sans didactisme et sans accusations faciles. Une éclatante réussite.


WALL-E

USA, 2008, 1h30
Un film de Andrew Stanton
Animation Tout public
Cinémascope

An 2700. La Terre a été désertée depuis 700 ans par les Hommes. Depuis tout ce temps, le petit robot Wall-E passe chacune de ses journées à faire ce pour quoi il a été programmé : nettoyer la planète encompactant les déchets. Désespérément seul, Wall-E a développé l'impensable : une personnalité curieuse, avide d'amitié et d'amour. Un beau jour débarque de l'espace le robot Eve...

Une planète Terre dénuée de vie humaine, balayée par des vents arides. Et un petit robot éboueur dont les yeux superbement expressifs font chavirer le cœur du spectateur en une seconde. Dès la première scène de WALL-E, on sait que Pixar a encore frappé. Et doublement. Non seulement WALL-E est une histoire d’amour, genre nouveau pour la firme, mais il est également quasi expérimental pour un divertissement grand public. Totalement muet durant sa première moitié et avare en dialogues dans sa seconde, WALL-E prend à revers les tendances actuelles. C’est son intelligence suprême : Stanton réclame l’attention du spectateur pour chaque image, afin de l’immerger dans le récit. Et cette immersion est totale. Le charme et le charisme des personnages, la fluidité de l’écriture, la justesse et la profondeur des sentiments, la finesse des messages, les nombreux et subtils gags, la somme incroyable d’idées, la perfection de la mise en scène, le travail sur le son, la richesse des décors… WALL-E est un spectacle total qui fascine, amuse, émeut, et pour lequel les superlatifs manquent.

Conlusion : réservez cette date, vous ne pouvez pas le manquer !

les 13-14-15 novembre 2008
Dans le cadre d’un train de manifestations culturelles autour du thème de la rencontre entre les cultures qui fera trois étapes entre Lasalle et St Martin de Lansuscle / Ste Croix VF

Champ Contrechamp, ALEF Productions et Cinéco proposent le vendredi 14 novembre à Lasalle au foyer rural
Une journée Ciné-Palabre

Après midi à destination des scolaires, projection « La Petite Vendeuse de Soleil »
(Djibril Diop Mambety – Sénégal – Coul – 1998 - 45 min)

Suivie d’interventions (palabres) de Momar Kane de la caravane Afrodream
Thèmes : l’enfance en Afrique, le cinéma, l’importance féminine sur le développement économique au Sénégal
L’idée est d’installer un espace simple pour libérer la parole après la projection d’un film dont les thèmes sont multiples et accessibles à tous.

Soir : Soirée autour du dialogue interculturel
Projection du court métrage « L'asile du droit » d'Henri de Latour accompagnée d'une discussion

Repas en commun sur place
Projection « d’Andalucia » le dernier film d’Alain Gomis
Prix du public Festival de Belfort, Prix d'interprétation Festival de Namur
Soutenu par l'AFCAE, l'ACID et le Groupement des Cinémas de Recherche)

Un réalisateur métis franco-sénégalais met en scène un Maghrébin pour revendiquer une place d'être humain, dans une société qui retrouverait la mémoire.

Certains articles sont extraits du magazine Diagonal, de la revue Première, du site de Télérama http://www.telerama.fr/ ou de M.Cinéma avec l'aimable autorisation des rédacteurs.

©1998 - 2009  Agence la Bastide - causses-cevennes.com - mentions légales - lozere.net - creation-internet-site.com